Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé plusieurs mesures sociales pour éviter la censure du budget : hausse moyenne de 50 euros de la prime d’activité pour plus de trois millions de ménages, renforcement des aides au logement, soutien aux jeunes et absence de hausse d’impôts pour les ménages.
Des annonces favorables au Parti socialiste ? Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé vendredi que le prochain budget de l’État prévoirait une hausse moyenne de 50 euros par mois de la prime d’activité, une aide destinée aux travailleurs aux revenus modestes, bénéficiant à plus de trois millions de ménages.
"Être du côté des travailleurs"
"Le budget de l’État doit afficher une priorité claire : être du côté des travailleurs", a affirmé le chef du gouvernement lors d’une allocution à Matignon. Il a reconnu que la réduction envisagée de la prime d’activité dans le projet de budget initial constituait "une erreur" et a indiqué vouloir aller "plus loin" en réformant ce dispositif.
Selon lui, l’objectif est de mieux rémunérer le travail. "Plus de trois millions de ménages percevant le SMIC ou un peu plus verront leur revenu augmenter en fin de mois, avec une hausse moyenne de 50 euros de leur prime d’activité", a-t-il précisé.
Une augmentation de 400 millions d'euros "des moyens pour les bailleurs sociaux"
Sébastien Lecornu a annoncé une augmentation de 400 millions d’euros des moyens alloués aux bailleurs sociaux, dans le cadre d’un ensemble de mesures visant à éviter la censure du budget.
"La construction et la rénovation de logements abordables relèvent d’abord de la responsabilité des bailleurs sociaux. Nous allons donc renforcer leurs moyens de 400 millions d’euros afin qu’ils puissent construire davantage et améliorer la qualité des rénovations", a expliqué le Premier ministre lors de son allocution.
Par ailleurs, le chef du gouvernement a indiqué qu’il renonçait à l’année blanche pour les aides au logement (APL), initialement prévue dans le projet de budget. "Ce budget doit accorder la priorité à la jeunesse", a-t-il ajouté.
Le repas à 1 euro au restaurant universitaire une réalité
Les bourses étudiantes seront maintenues, les universités et les organismes de recherche verront leurs moyens renforcés, et 2.000 postes supplémentaires seront créés dans l’Éducation nationale, notamment pour mieux accueillir les enfants en situation de handicap.
Autre mesure demandée par le PS dans le cadre des discussions budgétaires : "pour tous les étudiants, le repas à 1 euro au restaurant universitaire sera une réalité à compter du mois de mai", a assuré le chef du gouvernement.
Aucune hausse de la fiscalité pour les ménages
Le chef du gouvernement a également assuré qu’il n’y aurait aucune hausse de la fiscalité pour les ménages dans le prochain budget. Il a notamment confirmé le maintien de la niche fiscale dont bénéficient les retraités et la réindexation du barème de l’impôt sur le revenu afin de tenir compte de l’inflation.
"Le barème de l’impôt sera revalorisé pour éviter que l’inflation ne se traduise par une augmentation déguisée de cet impôt", a déclaré le Premier ministre depuis Matignon. Il a par ailleurs précisé qu’aucune réforme de l’abattement fiscal applicable aux retraités n’était envisagée.