"Nous avons été informés par des sources très importantes de l'autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin", a déclaré le président américain Donald Trump lors d'un événement à la Maison Blanche, précisant que ces mêmes sources avaient affirmé que les exécutions prévues de manifestants n'auraient finalement "pas lieu".
Interrogé pour savoir si une intervention militaire américaine était désormais écartée, Donald Trump a répondu: "On observera ça et on verra quelle est la suite."
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé qu'il n'y aurait "pas de pendaison aujourd'hui (mercredi) ou demain (jeudi)" dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News. "Tout individu présent dans les rues depuis le 8 janvier est sans aucun doute considéré comme un criminel", a pour sa part lancé le ministre de la Justice, Amin Hossein Rahimi, mercredi à des médias.
Selon l'ONG Hengaw, basée en Norvège, l'exécution d'un Iranien de 26 ans arrêté au cours des manifestations, Erfan Soltani, prévue mercredi, a été reportée mais sa vie reste en danger.
Les défenseurs des droits humains accusent la théocratie chiite de mener une répression brutale à huis clos, dans un pays de près de 86 millions d'habitants coupé d'internet depuis près d'une semaine sur décision des autorités. Selon le dernier bilan de l'ONG Iran Human Rights (IHR), également basée en Norvège, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement, le 28 décembre.
"Ce chiffre est un minimum absolu", avertit l'organisation, qui fait aussi état de plus de 10.000 arrestations. Le Conseil de sécurité des Nations unies prévoit de se réunir jeudi, à la demande des Etats-Unis, pour "un briefing sur la situation en Iran", a annoncé un porte-parole de la présidence somalienne.