Plus de 3.000 manifestants ont été tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a assuré ce mercredi 14 janvier l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui a également fait état de plus de 10.000 arrestations à travers le pays.
Une effroyable boucherie. Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), au moins 3 428 manifestants ont été tués depuis le début de la contestation en Iran. Cette même source ajoute que plus de 10.000 personnes ont été arrêtés par les autorités.
La forte hausse par rapport au bilan précédent s'explique par "de nouvelles informations reçues de sources au sein des ministères iraniens de la Santé et de l'Education", a détaillé cette organisation basée en Norvège.
"Ce chiffre est un minimum absolu", avertit IHR, qui assure avoir reçu "de nouveaux rapports et témoignages montrant davantage encore l'ampleur de la violence". Internet est coupé depuis une semaine dans le pays, ce qui contraint l'accès aux informations.
Près de trois semaines après le début de la contestation en Iran, la répression du pouvoir franchit chaque jour un cap supplémentaire dans la violence. La communauté internationale craint le pire pour ces prisonniers, notamment des exécutions massives.
Après 18 jours de contestation, c'est par le sang et la terreur que le régime iranien a choisi de réprimer sa population. Le chef de la justice iranienne a promis ce matin des procès rapides et publics pour tous les prisonniers arrêtés ces derniers jours. Et plusieurs ONG alertent déjà sur la partialité probable de ces procès, disant craindre un recours massif à la peine de mort.
Donald Trump accentue ses menaces envers Théhéran
Selon la diplomatie américaine, une première pendaison devait d'ailleurs avoir lieu aujourd'hui, celle d'Erfan Soltani. Ce jeune homme de 26 ans a été arrêté le 8 janvier pour s'être publiquement opposé au régime.
Face à cette répression d'une violence inouïe, Donald Trump accentue ses menaces vis-à-vis de Téhéran. Le président américain le dit depuis le début de la contestation. La mort des manifestants constitue pour lui "une ligne rouge absolue". La nuit dernière, il a de nouveau assuré qu'il agirait de manière très forte en cas d'exécution de civils. "Continuer à protester, l'aide arrive", a-t-il aussi promis aux Iraniens sur les réseaux sociaux.
Une aide qui pourrait passer par de nouvelles frappes de la Maison Blanche sur l'Iran et notamment sur ses installations nucléaires. Ce mercredi 14 janvier, la base américaine d'Al-Udeid au Qatar a été évacuée par mesure de précaution. Un signe peut-être d'une attaque imminente des Etats-Unis car c'est cette même base qui avait été attaquée par l'Iran au mois de juin en riposte aux bombardements américains.