Le président des Républicains Bruno Retailleau était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi. Au micro de Sonia Mabrouk, il est revenu sur la situation en Iran. "Je ne pleurerai pas" la chute du régime des Mollahs, confie-t-il.
Depuis deux semaines, des milliers d'Iraniens battent le pavé pour dénoncer la vie chère à l'origine, et désormais, la République islamique. Face à ces mouvements, la répression de Téhéran est sanglante. Selon l'ONG Iran Human Rights, au moins 650 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations et plus de 2.600 autres ont été arrêtées.
Invité ce mercredi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, le président des Républicains estime que "l'Iran est une menace pour son propre peuple". Face à l'ampleur de la répression, l'ancien ministre de l'Intérieur appelle la France à durcir le ton. "Cette prudence diplomatique pour moi, n'est pas à la hauteur de l'enjeu. On a une sorte de murmure plaintif, de chuchotement timide. Mais ce qui se passe en Iran est décisif", insiste-t-il.
"C'est un carnage"
"Pourtant, la voix de la France est toujours entendue, nonobstant notre poids économique, notamment par les oppositions iraniennes", poursuit le sénateur. Mais au lieu de ça, "on a convoqué l'ambassadeur (iranien ndlr). Mais il aurait fallu faire tellement plus".
Face à Sonia Mabrouk, Bruno Retailleau appelle notamment à "geler les avoirs des Mollahs, à encourager l'opposition. En tout cas, je ne sais pas si le régime des mollahs tombera, mais croyez-moi, ce n'est pas moi qui les pleurerai. Aujourd'hui, il y a des milliers de morts. Ce n'est plus un massacre, c'est un carnage", conclut-il.