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«Je n’ai pas trouvé ça rassurant» : la campagne de recrutement pour le nouveau service militaire ne séduit pas tous les jeunes

La campagne de recrutement pour le nouveau service militaire a débuté ce lundi. Ce sont 3.000 premières places qui sont ouvertes pour des volontaires qui passeront dix mois au sein de l’armée. Des jeunes qui peuvent postuler durant leur Journée de défense et de citoyenneté. Reportage à Arcueil, en région parisienne.

C’était l’une des grandes annonces d’Emmanuel Macron durant l’année 2025 : le retour du service militaire. Dans un premier temps, la campagne de recrutement, qui a commencé hier, va proposer à 3.000 jeunes de passer 10 mois au sein de l’armée. Avec, en prime, un salaire de 800 euros par mois.

Les jeunes peuvent ainsi postuler par téléphone ou durant leur Journée de défense et de citoyenneté (JDC). À Arcueil, dans le Val-de-Marne, Naya, 18 ans, a fièrement rendu son questionnaire aux militaires, elle est prête à se porter volontaire pour le service national. "C’est quelque chose qui m’a toujours intéressé. Cela peut m’apporter quelque chose en plus, surtout de la discipline", explique-t-elle.

"Une pause dans les études" qui interpelle certains

Ici, elle est l’une des seuls à être intéressée par ce nouveau dispositif. Matisse, lui, est catégorique : "pour l’instant, je n’aspire pas à ça parce que ce n’est pas un environnement qui me conviendrai et je préfère la voix académique pour l’instant."

Un avis partagé par Anaée, 18 ans, qui ne veut pas perdre une année d’études. "Si on le fait, on fait une pause dans nos études et donc, même s’ils disent que c’est valorisé, je suis pas sûre que pour les licences, ce soit très bien d’arrêter directement après le lycée", s’inquiète-t-elle.

Une somme qui ne pousse pas à s'engager

Si certains n’ont pas été convaincus par une journée "très théorique" et auraient préféré quelque chose de plus "axé sur un côté sportif et découverte des métiers du terrain", d’autres craignent d’être mobilisés en cas de conflit : "Ils ont dit qu’on pouvait être appelés à défendre notre pays, moi, je n’ai pas trouvé ça très rassurant", dit l’un d’entre eux.

Et tous ces jeunes l’affirment : les 800 euros offerts chaque mois aux volontaires ne les poussent pas à s’engager.