Le président des États-Unis menace les autorités cubaines. Dans une publication sur son réseau social Truth, Donald Trump appelle Cuba à signer un accord "avant qu'il ne soit trop tard". Le locataire de la Maison Blanche prévient que le pays pourrait se retrouver sans pétrole ni argent vénézuéliens.
"Cuba a fourni des 'services de sécurité' aux deux derniers dictateurs vénézuéliens"
"IL N'Y AURA PLUS DE PÉTROLE OU D'ARGENT À DESTINATION DE CUBA - ZÉRO. Je suggère fortement qu'ils acceptent un accord, AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD", prévient le président américain une semaine après l'opération qui a conduit à la capture du président Maduro au Venezuela et qui avait coûté la vie à des dizaines de membres des forces de sécurité vénézuéliennes et cubaines.
Et pour cause, plus de la moitié du pétrole importé sur l'île venait du Venezuela : 30 à 35.000 barils par jour au cours du dernier trimestre 2025. Les deux pays entretenaient jusqu'à la semaine dernière des liens étroits dans plusieurs secteurs stratégiques : défense, éducation, santé. Sans l'aide vénézuélienne, Cuba se retrouve donc encore plus isolée dans une situation énergétique critique et encore davantage meurtrie par les sanctions américaines, alors que 70% des 11 millions d'habitants vivent djéà dans des conditions d'extrême pauvreté.
Avec cet isolement renforcé, Washington espère soumettre le régime communiste cubain. Sur son réseau social, Donald Trump a également republié un message qui présentait le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, président de Cuba avec comme commentaire : "Ça me semble bien !". "Cuba a vécu pendant de nombreuses années grâce aux importantes quantités de pétrole et d'argent provenant du Venezuela. En échange, Cuba a fourni des 'services de sécurité' aux deux derniers dictateurs vénézuéliens, mais c'est fini!", a-t-il ajouté.
Ce dimanche, le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a répondu aux déclarations de Donald Trump. Ce dernier a affirmé que "personne ne dicte quoi faire" à son pays. Cuba est "une nation libre, indépendante", a-t-il écrit dans un message publié sur X. "Cuba n'agresse pas, elle est agressée par les États-Unis depuis 66 ans, et elle ne menace pas, elle se prépare, prête à défendre la Patrie jusqu'à la dernier goutte de sang".