Une campagne peut en cacher une autre. Alors que l'élection présidentielle de 2027 se profile, le Rassemblement national mise aussi beaucoup sur les élections municipales de mars 2026. Cette fois, le parti veut transformer ses sondages stratosphériques en ancrage local.
Une étape décisive avant l'Élysée ?
Plus de 530 têtes de listes déjà désignées, et peut-être 700 d'ici février : une présence massive pour gagner, mais aussi pour s'implanter durablement. Le Rassemblement national met en avant ses vitrines conquises en 2020, comme Perpignan, tout en ciblant des villes longtemps jugées imprenables.
Dans le Sud du pays, la stratégie est claire : cap sur Toulon, Nîmes, Menton et aussi Marseille. D'autant qu'un sondage récent pour Politico place la liste RN-UDR de Franck Allisio au niveau du maire sortant Benoît Payan avec 29% chacun au premier tour. Et au second, tout pourrait se jouer sur le maintien ou non de La France insoumise.
Pour les cadres du parti, l'enjeu dépasse le scrutin municipal. Une percée offrirait des grands électeurs, un poids inédit au Sénat en septembre 2026 et renforcerait encore la dynamique de 2027. Une étape décisive sur la route de Marine Le Pen et de Jordan Bardella vers l'Élysée.