Les députés ont adopté samedi à une courte majorité la partie "recettes" du projet de budget de la Sécurité sociale, permettant ainsi la poursuite de l'examen du texte sur la partie "dépenses", qui comporte la suspension de la très contestée réforme des retraites.
Cette partie du texte a été largement remaniée lors des débats cette semaine, de nombreuses mesures d'économies du gouvernement ayant notamment été supprimées.
Le RN et LFI votent contre le texte
La partie "recettes" du budget de la Sécu a été adoptée par 176 députés contre 161, le suspense ayant duré jusqu'au bout, notamment après l'annonce du Rassemblement national qu'il voterait contre. "Quand on a un mauvais budget, il faut voter contre", a assumé le député RN Jean-Philippe Tanguy juste après le vote.
De son côté, le Parti socialiste avait annoncé voter pour le texte. "Notre vote, il n'a qu'une seule motivation ne pas faire obstacle à ces débats", avait ainsi déclaré le député PS Jérôme Guedj dans l'Hémicycle. Le chef de file socialiste, Olivier Faure, a estimé qu'en votant contre le budget, le Rassemblement national et La France insoumise ont fait "le jeu du pire".
"Nous avons épargné les tickets-restaurants, les apprentis, celles et ceux qui travaillent de l'augmentation de la CSG. Tous ceux qui n'ont pas voté la partie 'recettes' hypothèquent l'avenir et le pouvoir d'achat des Français", soutient le président des députés PS à l'Assemblée, Boris Vallaud.
Dans le détail, les groupes Ensemble pour la République, Horizons et Liot ont également soutenu le texte. "Notre groupe ne souhaite ni donner un blanc-seing, ni bloquer le débat", avait déclaré la députée de Moselle Nathalie Colin-Oesterlé, affiliée à Horizons.