Au premier jour de l’examen du budget dans l’hémicycle, Marine Le Pen balaie d’un revers de la main la pression mise par le Parti socialiste à Sébastien Lecornu. Pour la cheffe de file des élus RN, le soutien final des socialistes au gouvernement est évident, et motivé par une seule chose : la crainte d’une dissolution et d’un retour aux urnes.
"100% de chances que nous soyons en désaccord avec le budget"
"Je pense que tout ça, c’est du bidon, de l’opposition en carton-pâte. Tout a été négocié, tout cela est un théâtre, le sketch est préparé entre le gouvernement et le Parti socialiste… pardon, mais la messe est dite", avance-t-elle depuis le Carrousel du Louvre.
Marine le Pen promet d’ores et déjà que les quelque 140 députés du RN et leurs alliés voteront contre le budget à l’issue des débats. Un vote qui s’installe comme une évidence. "A partir du moment où nous sommes en désaccord avec la politique menée par Emmanuel Macron, il y a à peu près 100% de chances que nous soyons en désaccord avec le PLF ou le PLFSS", ajoute cette dernière.
Le parti propose de son côté un contre-budget, qui s’attaque à "quatre tabous" : l’immigration, l’Union européenne, le train de vie de l’Etat et la lutte contre la fraude. Marine Le Pen souligne également qu’elle n’exclut pas à ce stade de déposer une nouvelle motion de censure, pour faire tomber le gouvernement Lecornu et obtenir enfin une dissolution de l’Assemblée.