Face à la multiplication des revendications de la gauche, LR ne baisse pas la garde si sa participation au gouvernement de Sébastien Lecornu est attendue.
"L'idée n'est pas d'entrer au gouvernement à tout prix"
La droite pose néanmoins deux conditions : ni taxe Zucman, ni recul sur la réforme des retraites. Les Républicains ouvriraient la porte à une taxation exceptionnelle des hauts revenus, à condition que celle-ci soit temporaire et ciblée.
Pour Jonas Haddad, porte-parole des Républicains, les membres de son parti "ne sont pas prêts à rentrer au gouvernement à tout prix parce que notre idée, ce n'est pas d'avoir des postes. Notre idée, c'est de sortir de la situation de blocage effroyable dans laquelle on est et essayer d'infléchir avec nos préoccupations, qui sont les préoccupations de la majorité des Français."
Et parmi ces préoccupations figurent la réduction du train de vie de l'Etat, mais aussi la sécurité et la baisse des flux migratoires. Bruno Retailleau l'a d'ailleurs redit à Sébastien Lecornu lors de leur dernier entretien dimanche soir.
Enfin, le casting aura aussi son importance : LR est prêt au dialogue avec certains socialistes, mais fermerait la porte du gouvernement si Sébastien Lecornu venait à nommer des profils trop proches du Nouveau Front Populaire et de la France insoumise.