Quelques-unes des 160 auditions menées ont fait le tour d'Internet. Le rapport parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs a été adopté jeudi à l'unanimité, ont fait savoir les députés Arthur Delaporte (PS) et Laure Miller (EPR), à la tête de la procédure.
Depuis mars, les 28 membres de la commission se sont penchés sur l'algorithme de cette application, parmi les plus populaires au monde, qui selon plusieurs études enferment les utilisateurs dans "des bulles de filtre". Autre point saillant de ce rapport : l'examen des répercussions psychologiques de TikTok sur les adolescents et les enfants, sans oublier la délicate question des contenus problématiques et de leur modération.
TikTok encourage-t-il le suicide et l'automutilation ?
Lors du vote actant la création de la commission, Laure Miller précisait que cette dernière devait notamment déterminer "si l'application encourage ou non le passage à l'acte suicidaire et d'automutilation", ou si elle amplifie "la mise à disposition des contenus hypersexualisés", qui "favoriseraient le développement de troubles".
"Sept familles (...) ont déposé plainte contre TikTok devant la justice française pour provocation au suicide et propagande aux publicités des moyens de se donner la mort", soulignait de son côté la députée Caroline Parmentier (RN). Les conclusions du rapport seront rendues publiques dans la matinée du jeudi 11 septembre.