François Bayrou joue le tout pour le tout, avec son vote de confiance le 8 septembre prochain. Le Premier ministre sait que les votes de la gauche et du Rassemblement National ne lui laisseront aucune chance. Mais pour le moment, le chef du gouvernement maintient cependant son discours.
"C'est un moment de clarification et c'est un moment d'une vérité. Les Français vont influencer leurs représentants pour qu'ils choisissent et disent s'ils se placent du côté du chaos ou du côté de la conscience et de la responsabilité", insiste-t-il lors de sa conférence de presse.
L'élection présidentielle déjà dans le viseur ?
Mais par cette déclaration, François Bayrou espère surtout incarner celui qui aura tenté de préserver le pays d'une crise politique et institutionnelle. Une posture pour se protéger des procès en cynisme et des potentielles accusations concernant un agenda personnel. Il faut dire que menacé de toute part à deux ans de la présidentielle de 2027, le chef du gouvernement compte bien mettre à profit son départ contraint.
D'abord en ce détachant au plus tôt du bilan d'Emmanuel Macron dans l'optique de la campagne présidentielle, puis en tentant de laisser le souvenir d'un ministre qui se sera battu jusqu'au bout face à des oppositions hostiles, selon lui, à tout dialogue.