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Procès en appel de François Bayrou : malgré la pression judiciaire, l'ex-Premier ministre affiche un sentiment de sérénité

Le procès en appel de François Bayrou dans l'affaire des assistants parlementaires fantômes s'est ouvert ce mercredi 9 septembre. Accusé par l'avocat général d'avoir détourné des fonds publics, l'ancien pensionnaire de Matignon se dit "profondément confiant".

Petit sourire aux lèvres et salutation chaleureuses, François Bayrou a affiché un air détendu à la cour d'appel de Paris, ce mercredi 9 septembre, pour l'ouverture du procès en appel dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens du MoDem. Pour rappel, l'ex-Premier ministre avait été relaxé en première instance.

L'avocat général lui reproche pourtant d'avoir détourné des fonds publics avec l'embauche d'assistants fantômes. Des propos balayés par le principal intéressé.

Des débats jusqu'au 2 octobre

"Toutes ces accusations, on va le prouver, sont infondées, et le jugement en première instance l'a dit. Je suis profondément confiant dans le fait que la cour d'appel va prendre en compte les mêmes éléments et confirmer le jugement", a-t-il déclaré devant la presse.

Pourtant, la victoire semble encore lointaine pour François Bayrou. Dès l'ouverture de l'audience, une de ses alliées, l'eurodéputée Anne Laperrouze, a renoncé à son appel et a accepté sa condamnation à 12 mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende.

La présidente a ensuite rappelé que les juges d'instruction accusent le MoDem d'avoir organisé ce système de longue date, même si François Bayrou a été relaxé en première instance au bénéfice du doute.

Savait-il ou non ? Toute la question est là. Les débats se poursuivront jusqu'au 2 octobre, avant un verdict qui pourrait être cette fois-ci bien différent du premier.