Alors que les sapeurs-pompiers sont mobilisés depuis plusieurs semaines, Xavier Boy, président de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels, décrit une profession qui ne se sent plus entendue par les pouvoirs publics. Invité sur Europe 1, il a défendu les revendications du mouvement et regretté un dialogue tardif avec l'exécutif.
La mobilisation des sapeurs-pompiers se poursuit. Dans Europe 1 bonjour, Xavier Boy affirme que près de 8.000 pompiers ont manifesté à Paris pour faire entendre leurs revendications. Le président de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels explique que le mouvement est né d'un profond malaise au sein de la profession. "On se sent méprisés parce qu'on n'est pas correctement écouté", explique-t-il au micro d'Alexandre Le Mer . "Ce que l'on voit sur le terrain ne remonte pas jusque dans les ministères", ajoute-t-il, estimant que la réalité quotidienne des interventions est insuffisamment prise en compte par les décideurs publics.
Des revendications portées depuis plusieurs années
Pour Xavier Boy, la colère des pompiers ne résulte pas d'un désaccord ponctuel mais d'alertes répétées restées sans réponse. Le responsable syndical assure que les professionnels réclament avant tout davantage de moyens humains et matériels pour assurer leurs missions. Il met également en avant la nécessité d'un dialogue plus régulier avec les pouvoirs publics. Selon lui, la rencontre obtenue avec le ministre de l'Intérieur constitue une étape, mais ne répond pas à l'ensemble des attentes exprimées depuis plusieurs années. Le préavis de grève, déposé pour plusieurs semaines, vise précisément à maintenir la pression afin que les revendications de la profession soient entendues au plus haut niveau de l'État.