À l'occasion du lancement d'une grève nationale, les syndicats de sapeurs-pompiers alertent sur une dégradation de la sécurité civile. Leur porte-parole, Xavier Boy, estime que les secours ne disposent plus des moyens nécessaires pour assurer correctement leurs missions.
Neuf organisations syndicales de sapeurs-pompiers entament ce mardi un mouvement de grève appelé à durer plus d'un mois. Au cœur de leurs revendications : davantage de moyens financiers, de recrutements et d'équipements pour faire face à une activité toujours plus importante.
Invité d'Europe 1 Bonjour, Xavier Boy, président de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels et porte-parole de l'intersyndicale, a dressé un constat alarmant. "Aujourd'hui, les sapeurs-pompiers n'ont pas les moyens de remplir toutes leurs missions et de répondre à toutes les sollicitations de nos concitoyens", affirme-t-il au micro d'Alexandre Le Mer.
Il faudrait environ 25 000 pompiers professionnels en plus, selon lui
Selon lui, la situation se traduit déjà sur le terrain. Le syndicaliste évoque un manque d'effectifs et estime qu'il faudrait environ 25 000 pompiers professionnels supplémentaires pour répondre aux besoins actuels. Il dénonce également une baisse des moyens matériels et rappelle que les délais moyens d'intervention se sont allongés de trois minutes en dix ans.
Pour Xavier Boy, la mobilisation vise avant tout à alerter sur l'avenir du service de secours. "Aujourd'hui, nous ne pouvons plus répondre à la sollicitation de nos concitoyens", insiste-t-il. Les syndicats prévoient plusieurs actions à Paris fin septembre ainsi qu'une manifestation nationale le 29 septembre.