Les élections sénatoriales de 2026 se déroulent ce dimanche, où la moitié des sièges de la chambre haute du Parlement va être renouvelée. Même s'il s'agit d'un scrutin peu suivi par les Français, il comporte des enjeux majeurs et pourrait accoucher de quelques surprises.
La chambre haute du Parlement se soumet au scrutin. Ce dimanche 27 septembre se dérouleront les élections sénatoriales 2026, avec la moitié des sièges (178 sur 348) qui doit être renouvelée. Pour rappel, les votants sont les grands électeurs : députés, conseillers régionaux et départementaux, mais surtout les conseillers municipaux. Et les enjeux sont nombreux cette année.
Première interrogation : Les Républicains vont-ils garder la majorité au Sénat ? Sauf énorme surprise, la réponse est oui, grâce aux bons scores de la droite et du centre aux élections municipales de mars dernier. L’actuel président de la chambre haute Gérard Larcher est d’ailleurs d’ores et déjà candidat à sa succession pour le "plateau", l’équivalent du "perchoir" à l’Assemblée nationale.
Un possible groupe RN au Sénat
Les Républicains devraient néanmoins perdre quelques sièges, essentiellement au profit du Rassemblement national. C'est l'autre enjeu majeur de ce scrutin : la possibilité pour le RN, qui compte aujourd'hui trois sénateurs, de former un groupe.
Ce serait une première pour le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. Pour ce faire, il lui faudrait élire, a minima, sept sénateurs supplémentaires pour atteindre le barre des 10 élus, en comptant ses alliés de l'Union des droites pour la République (UDR), le camp d'Éric Ciotti.
L’autre interrogation, c’est la capacité du groupe RDPI (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants) à se maintenir.
C'est là que siègent les sénateurs Renaissance. Et comme 11 des 19 sièges sont renouvelés ce dimanche, cela pourrait théoriquement entraîner la disparition, hautement symbolique, du groupe apparenté à Emmanuel Macron.