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Piratage du Fisc : le Sénat révèle des défaillances en cascade

[Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Dans une note publiée il y a quelques jours, le Sénat met en lumière les nombreuses défaillances qui ont conduit au piratage du site des impôts cet été. Lacunes, fragilités structurelles, personnel peu prudent... Les carences sont nombreuses.

Le piratage a fait la Une de l'actualité. Quelques semaines après le cyberattaque contre le site des Impôts, une note du Sénat dévoile les nombreuses failles exploitées par les pirates informatiques qui ont dérobé les données fiscales de 500.000 Français cet été. 

Des "lacunes" et des "fragilités structurelles" des systèmes d'information de Bercy ont été pointées par les Sénateurs qui ont cherché à comprendre auprès du ministère du budget. 

Sur le site du ministère de l'Économie est pourtant précisé : "Créez des mots de passe robustes et uniques pour chaque compte. Activez la double authentification partout où c'est possible".

Visiblement, ces conseils n'ont pas été suivis par plusieurs fonctionnaires de Bercy et d'autres ministères. Ainsi, le pirate a pu accéder à des comptes compromis, en particulier celui d'un agent de l'Éducation nationale. Une fois entré sur le réseau interministériel de l'État, il n'y a plus qu'à se servir, en s'identifiant tranquillement sur différents portails dont celui de la Direction des finances publiques. 

Un constat "très préoccupant"

Au total, deux attaques ont été recensées, l'une fin juin puis une autre fin juillet. Entre-temps ? Rien n'est fait, ou presque. Certes, les comptes compromis sont bien bloqués par l'administration, mais elle ne sait pas que des données fiscales ont été aspirées. Pour le savoir, il faudra attendre la revendication du cybercriminel en août

Un constat "très préoccupant" selon la commission des Finances du Sénat, dont la note dévoile que la DGFIP avait détecté plus de 7.800 attaques sur les 8 premiers mois de 2026. 

Enfin, autre angle d'attaque pour les pirates, les accès aux serveurs de la DGFIP quand les agents travaillent depuis chez eux. Certaines données sensibles n'étaient même pas protégées par une double authentification.