Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a demandé vendredi à Emmanuel Macron d'accepter "une baisse des taxes sur les carburants", pour répondre aux "souffrances" de "la France qui travaille".
Face à une "dégradation rapide" de la situation géopolitique et des prix du carburant "devenus insupportables", Emmanuel Macron a entamé vendredi 18 septembre une réunion confidentielle à l'Elysée avec les principaux candidats à la présidentielle ou leur bras droit. Le président doit s'exprimer, et répondre à des questions de la presse, à l'issue de la réunion.
En arrivant, Jordan Bardella a demandé à Emmanuel Macron d'accepter "une baisse des taxes sur les carburants", pour répondre aux "souffrances" de "la France qui travaille", avant de s'engouffrer dans la nouvelle salle de crise "Vega" où la rencontre à huis clos a débuté à 10h35.
Hausse des prix : "les Français ne pourront pas suivre"
"Le gouvernement ne semble pas avoir pris la mesure des souffrances de (...) la France qui travaille et des millions d'automobilistes", a estimé l'eurodéputé RN, estimant que "les Français ne pourront pas suivre" la hausse des prix. Il s'exprimait depuis la cour de l'Elysée, avant la réunion à huis clos avec les candidats à la présidentielle ou chefs de parti sur la situation géopolitique et ses conséquences.
La candidate du RN Marine Le Pen, favorite dans les sondages mais en déplacement sur le terrain, a laissé son chef de parti la représenter, comme celui de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui espère se qualifier pour le second tour et a dépêché Manuel Bompard.
Les autres principaux candidats sont présents, parfois au prix d'un changement de programme ou d'un déplacement écourté : Edouard Philippe (Horizons), Gabriel Attal (Renaissance), Bruno Retailleau (Les Républicains), Raphaël Glucksmann (Place publique), Olivier Faure (Parti socialiste), Marine Tondelier (Les Ecologistes) et Fabien Roussel (Parti communiste français).