De Jordan Bardella à Jérôme Guedj, plusieurs responsables politiques dénoncent les propos du chef de l'État, qui a évoqué une "première" après l'attaque terroriste dans les Yvelines. Face aux critiques, Emmanuel Macron a assuré qu'"aucune douleur ne doit être hiérarchisée".
Après l'attentat terroriste de Trappes, qui a fait un mort et cinq blessés, vendredi 23 octobre, les propos d'Emmanuel Macron continuent de choquer. Le soir du drame, le président a présenté comme une "première" un acte terroriste planifié pour tuer des Français en raison de leur couleur de peau ou de leur religion supposée. Une formule contestée à droite, mais aussi à gauche. Le chef de l'État est accusé d’avoir oublié les victimes des précédents attentats.
Des précédents rappelés au président
L’école juive de Toulouse, l'Hyper Cacher, le père Hamel… Jordan Bardella énumère au président ces victimes du terrorisme islamiste. Un constat partagé par Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains et ancien élu d’opposition à Trappes.
"Cet individu prend pour cible des gens dans la rue en raison de leur couleur de peau. Il y a eu des précédents, il y a eu d'autres actes. On verra si c'est un acte anti-musulman, mais si c'est le cas, il y en a eu d'autres. Il y a eu d'autres actes anti-chrétiens, d'autres actes antisémites dans ce pays. Il faut tous les combattre avec la même fermeté. C'est ça l'universalisme.", détaille-t-il.
"Le président choisit ses morts", s'indigne de son côté Sarah Knafo. Le socialiste Jérôme Guedj appelle, lui, à proscrire toute "compétition victimaire". Face aux critiques, l'Élysée a d'abord expliqué que le président parlait de la seule couleur de peau. Puis Emmanuel Macron a lui-même écrit : "Aucune douleur ne doit être hiérarchisée."
Une marche arrière embarrassante. Venu prêcher l'unité, le chef de l'État offre à ses opposants un angle d'attaque : lui rappeler que toutes les victimes méritent la même considération.