Face à une droite et un centre toujours divisés à l'approche de la présidentielle, Édouard Philippe a plaidé pour leur rassemblement, sans s'en prendre directement à ses concurrents Gabriel Attal et Bruno Retailleau. Le maire du Havre a préféré marquer sa différence de méthode.
Édouard Philippe a défendu le rassemblement de la droite et du centre en vue de l'élection présidentielle, assurant ne pas être "dans l'excitation" vis-à-vis de ses rivaux.
"Je dis que je suis maire du Havre, et que dans l'ensemble des communes de France, lorsque la droite et le centre se présentent ensemble, elles (sic) l'emportent. Lorsqu'elles gagnent, c'est qu'elles sont rassemblées. Je dis la même chose pour la présidentielle", a soutenu l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron (2017-2020), issu de la droite.
Sans succès pour l'instant pour le chef de file d'Horizons, concurrencé au centre par la candidature de Gabriel Attal, et à droite par celle du patron des Républicains (LR) Bruno Retailleau.
"Chacun a ses différences. C'est bien légitime. Chacun a son identité politique. (...) Je dis juste qu'à la fin, il faudra que nous puissions prendre nos responsabilités", a dit Édouard Philippe lors d'une visite au festival Terres de Jim organisé par le syndicat agricole Jeunes agriculteurs (JA).
Une pique à peine voilée à Gabriel Attal
La veille, au même endroit, son rival au centre Gabriel Attal avait critiqué son opinion selon laquelle il faudrait laisser s'écouler plusieurs mois entre l'élection présidentielle et l'entrée en fonctions du président élu - contre moins d'un mois actuellement.
"Faut que ça bouge tout de suite!", avait dit le candidat de Renaissance, âgé de 37 ans.
"Moi, je ne suis pas du tout dans l'excitation, je ne suis pas du tout dans l'agressivité vis-à-vis des autres concurrents, qui sont parfaitement légitimes", a semblé lui répondre le maire du Havre.
"Je ne suis pas un homme pressé. J'ai commencé ma campagne il y a longtemps, je connaissais le lièvre et la tortue. Les hommes pressés, ça existe. En général, c'est souvent trop pressé", a-t-il asséné.