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Pouvoir d’achat : Jordan Bardella veut en faire «le grand enjeu» de la présidentielle

Le président du RN, Jordan Bardella, était en visite à la foire agricole de Beaucroissant, en Isère. [Alejandro Martinez Gonzalez / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Alors que la situation économique inquiète et que les prix des carburants repartent à la hausse, Jordan Bardella veut faire du pouvoir d’achat l’un des principaux enjeux de la présidentielle. Le président du RN défend notamment une baisse de la fiscalité sur les carburants.

L’inquiétude monte en France, où tous les indicateurs sont au rouge en cette fin d’année. Croissance en berne, inflation, remontée du chômage et un gouvernement incapable d’aider les Français, faute de marge de manœuvre budgétaire. Une impuissance dénoncée ce vendredi par le président du RN, Jordan Bardella, en visite à la foire agricole de Beaucroissant, en Isère.

Le pouvoir d'achat, grande priorité

Jordan Bardella en est convaincu : "Le pouvoir d’achat va être la grande priorité et le grand enjeu de cette campagne présidentielle." Le président du RN se veut solidaire des Français touchés par la hausse des prix de l’essence. "Il faut mesurer le ras-le-bol des Français qui n’arrivent plus à se déplacer, qui restreignent les petits plaisirs de la vie, qui restreignent les déplacements chez la famille le week-end, qui sont contraints de moins consommer, notamment en termes alimentaires", a-t-il insisté.

Une hausse qu’il attribue en partie aux différents gouvernements d’Emmanuel Macron. "Je rappelle qu’Édouard Philippe et Gabriel Attal ont augmenté, en 2018, la fiscalité sur l’essence et sur le carburant. Donc voilà, on vit dans un pays où se déplacer, se loger, se chauffer sont en train de devenir des biens de luxe", a dénoncé Jordan Bardella.

Il rappelle l’une des mesures phares du programme du RN : la baisse de la TVA sur les prix à la pompe. "La question qu’on doit se poser, c’est pourquoi les pays européens autour de nous ont baissé la fiscalité sur les carburants et pourquoi est-ce que la France s’y refuse ?", s’interroge le président du Rassemblement national. Une question rhétorique en forme de nouvelle charge contre les adversaires du RN, principalement au sein du bloc central.