Édouard Philippe estime que le président de la République ne devrait prendre ses fonctions qu'en septembre, afin de prendre du recul après la campagne. De son côté, Gabriel Attal n'a pas manqué de prendre le contre-pied de cette proposition, qui étonne dans un contexte économique délétère.
Une proposition surprenante. Dans un contexte de baisse des prévisions de croissance et de hausse de l'inflation, Édouard Philippe, candidat Horizons à l'élection présidentielle de 2027, estime que le prochain chef de l'État devrait prendre ses fonctions en septembre, soit deux mois plus tard. Une manière de faire qui ressemblerait au scrutin américain, où le chef de l'État, élu en novembre, prête serment en janvier.
"Franchement, si on faisait les choses aujourd'hui, moi j'adorerais un système dans lequel le président est élu en mai et il prend ses fonctions en septembre", a-t-il déclaré dans le podcast de Pauline Laigneau.
"Il n'y aura pas de repos", promet Gabriel Attal
Il ajoute ensuite : "Entre mai et septembre, il y a le temps. Un, de se reposer et deux, de décompresser avec une élection présidentielle qui est hyper usante, hyper fatigante. Je ne dis pas que le président doit prendre trois mois de vacances, mais une semaine ou deux semaines, ça ne fait pas de mal avant de repartir."
Une proposition aussitôt saisie par Gabriel Attal. En déplacement à Metz, le candidat Renaissance prend clairement le contre-pied d'Édouard Philippe.
"Dès la première minute, évidemment, je serai dans l'action pour prendre des mesures que j'ai commencé à évoquer sur l'économie, l'école, l'agriculture. On est ici avec des agriculteurs, il n'y a pas une minute à perdre. Donc voilà, il n'y aura pas de repos et on partira tout de suite", a insisté l'ancien Premier ministre.
Une manière pour Gabriel Attal de marquer sa différence avec Édouard Philippe, alors que la compétition s'installe entre les deux candidats issus du bloc central, tous deux anciens pensionnaires de Matignon.