Si Gabriel Attal ou Bruno Retailleau seraient prêts à passer par une primaire pour désigner un candidat unique de la droite et du centre en vue de la présidentielle, Edouard Philippe continue de rejeter l'idée. Un comportement qui irrite certains politiques et concurrents.
La campagne présidentielle bat (déjà) son plein. Et une question demeure : les candidats de la droite et du centre vont-ils se mettre d’accord pour un candidat unique ? À huit mois du scrutin, certaines voix s’élèvent pour réclamer une primaire, comme celle du maire de Cannes David Lisnard, mais le projet semble mal embarqué.
"Une lourde responsabilité face aux électeurs"
Si Bruno Retailleau ou Gabriel Attal se disent prêts à participer à une primaire, Edouard Philippe ne veut pas en entendre parler. "La primaire, c'est un formidable exercice pour insister sur les divisions et les différences. Je pense que notre responsabilité, c'est d'insister sur ce que nous avons en commun. C'est en tout cas comme ça que je vais faire ma campagne", soutient ce dernier.
David Lisnard assure, lui, que "sans une grande primaire ouverte à tous, nous ne serons pas en mesure de l'emporter". Une prédiction partagée par Hervé Morin, qui avait notamment livré sur Europe 1 : "Je dis à Édouard Philippe, celui qui va refuser cette primaire, qu'il va porter une lourde responsabilité face aux électeurs".
Le président centriste de la région Normandie propose par ailleurs une charte aux candidats de la droite et du centre, avec une liste de principes : "la construction européenne, la bonne gestion des finances publiques, l'efficacité de l'action publique avec une régionalisation et une décentralisation massives, la lutte contre l'immigration". Un large périmètre, dont les contours sont encore assez flous.