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Présidentielle 2027 : Gabriel Attal assume ses «différences» avec Édouard Philippe et ses «idées d'il y a 20 ans»

Gabriel Attal et Édouard Philippe sont candidats à l'élection présidentielle de 2027. [JOEL SAGET / AFP]

Gabriel Attal a souligné ce dimanche ses "différences" avec Édouard Philippe. Le candidat à l'élection présidentielle de 2027 a également jugé que son rival fait campagne "avec les idées d'il y a 20 ans".

En visite dimanche à la foire de Châlons-en-Champagne, Gabriel Attal a souligné ses "vraies différences" avec Édouard Philippe, jugeant au passage que son rival à l'élection présidentielle fait campagne "avec les idées d'il y a 20 ans".

"J'ai de très bons rapports avec Édouard Philippe", mais "on a des vraies différences", a déclaré Gabriel Attal depuis la préfecture de la Marne, moins d'une heure avant qu'Édouard Philippe ne s'exprime à Tourcoing, à l'occasion de la rentrée de son allié Gérald Darmanin.

Gabriel Attal au même niveau qu'Édouard Philippe ?

Le candidat et chef du parti Renaissance, lui, s'est fait fort d'être "au milieu des Français" et pas "dans une réunion politique, quelque part", preuve qu'avec son rival du mouvement Horizons "on n'est pas des photocopies".

C'est d'ailleurs, au-delà des sujets de fond comme les retraites, "une différence d'un point de vue politique" avec son aîné que le trentenaire a souligné : "Moi, je considère que l'enjeu de cette élection, ce n'est pas de recréer les partis d'il y a 20 ans avec ceux d'il y a 20 ans et les idées d'il y a 20 ans. Le monde, il a changé".

Convaincu d'être porté par "une dynamique" depuis sa déclaration de candidature au printemps, Gabriel Attal a fait valoir qu'il était désormais au même niveau qu'Édouard Philippe, "quasiment dans la marge d'erreur dans la quasi-totalité des sondages".

"Il n'y a pas de candidat naturel ou de candidat aujourd'hui favori dans cette élection (...) personne ne plie le match", a-t-il insisté, tout en semblant écarter la piste d'une primaire rejetée par Édouard Philippe.

"Je n'ai jamais rien exclu" mais "je ne vais pas perdre du temps et de l'énergie à ergoter sur la possibilité d'une primaire alors que vous avez des gens qui disent qu'ils n'en veulent pas", a déclaré Gabriel Attal, alors que le président du MoDem François Bayrou a relancé cette idée dimanche.