Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Consommation : «Il pourrait y avoir des ruptures, mais pas de pénuries» dans les mois à venir, soutient Michel-Édouard Leclerc

Michel-Édouard Leclerc, président du Comité stratégique des centres E.Leclerc, était l'invité de La Grande interview Europe 1-Cnews. [Europe 1]

Après les multiples périodes de canicule, les consommateurs s'inquiètent de ne pas retrouver certains produits sur les étals. Invité de La Grande interview Europe 1-Cnews, Michel-Édouard Leclerc, président du Comité stratégique des centres E.Leclerc, a souhaité rassurer en confirmant qu'il n'y aurait pas de "pénuries", mais peut-être quelques "ruptures" dans les rayons.

Alors que l'inflation alimentaire est déjà constatée dans les supermarchés, certains produits manquent également à l'appel. C'est le cas de certains fruits et légumes, notamment les salades. En cause, l'enchaînement des périodes de fortes chaleurs, qui ont participé à une baisse de rendement.

Des ruptures temporaires

Invité de La Grande interview Europe 1-Cnews, Michel-Édouard Leclerc, président du Comité stratégique des centres E.Leclerc, a tenu à rassurer en soulignant qu'il n'y aurait sûrement pas de "pénuries" à venir sur le territoire français.

"Il pourrait y avoir des ruptures, mais pas des pénuries. Il faut faire attention à la distinction car un rayon vide ne veut pas dire pénurie", a-t-il expliqué, en citant l'exemple de l'eau en bouteille. "Cet été, il manquait d'eau de certaines marques parce qu'elles avaient épuisé leur quota de pompage dans les sources. Cela s'est affolé dans les médias, mais c'était une rupture temporaire", a-t-il déclaré.

Énergie et dérèglement climatique, les causes de la hausse des prix

Interrogé par Laurence Ferrari sur une hausse des prix de l'alimentation, qui devrait se fixer à 2,5% cette année, Michel-Édouard Leclerc a soutenu que cette augmentation "était beaucoup due à la hausse des coûts de l'énergie".

Toutefois, il prévient que "deux phénomènes" vont se cumuler pour le consommateur : "d'abord, la rareté de certains produits, comme pour les pommes qui n'ont pas un rendement formidable. Puis, à partir de novembre-décembre, les industriels qui vont acheter en masse de la matière agricole vont payer un prix plus élevé qu'ils revendront plus cher", a-t-il ainsi expliqué.

Pour autant, pas question de participer à une flambée des prix dans les centres E.Leclerc. "Nous allons rogner sur les marges. C'est déjà le cas actuellement où nous avons 20.000 contrats avec des alliances locales, où on regarde les trésoreries et où nous faisons du sur-mesure", a-t-il ajouté.

Pour cet acteur de la grande distribution, l'objectif reste également d'acheter "français" et surveiller la provenance des produits.