Le gouvernement reporte de quelques jours l’annonce de son plan d’urgence destiné aux agriculteurs touchés par la sécheresse et les canicules. Une décision qui inquiète la FNSEA, alors que de nombreux exploitants font face à d’importantes difficultés financières et doivent prendre rapidement des décisions pour leurs prochaines récoltes.
Le ministère de l'Agriculture a dit mercredi "décaler de quelques jours" les annonces sur les aides d'urgence pour les agriculteurs touchés par la sécheresse et les canicules, invoquant un besoin de concertation au vu des "montants conséquents".
"Les montants étant conséquents, nous avons besoin de quelques jours en plus de concertations entre les ministères", a justifié celui de l'Agriculture dans un message adressé à la presse, sans préciser de nouvelle date. Initialement, le gouvernement devait dévoiler son plan d'urgence jeudi.
Mesures d'urgence
Il inclut notamment des mesures d'urgence pour la trésorerie des exploitations agricoles, la prise en charge de cotisations sociales, des dispositifs de simplification et de dérogation, ainsi que des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées.
L'été 2026 a été marqué en France par une succession d'épisodes caniculaires et un sévère déficit de pluies depuis la fin mai. Outre une sécheresse des sols déjà à des niveaux historiques, des incendies ont ravagé des hectares de végétation et de cultures dans plusieurs régions françaises.
Une chute conséquente des rendements
Ce choc climatique a provoqué une chute conséquente des rendements de plusieurs filières agricoles et a également eu un impact sur l'élevage. "Quelques jours, ça ne peut pas être quelques semaines", a réagi Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, lors de la conférence de presse de rentrée du syndicat agricole dominant.
"Le blé commence à se semer le 20-25 septembre en France, la décision c'est maintenant, le rachat du fourrage c'est maintenant", a-t-il ajouté, énumérant les situations "d'urgence" dans lesquelles se trouvent de nombreux agriculteurs qui se posent la question d'arrêter tout bonnement leur activité.