Après un été marqué par une sécheresse historique et plusieurs épisodes de canicule, les pertes s’accumulent pour les agriculteurs. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, réunit les préfets ce jeudi pour mesurer les dégâts, avant la présentation d’un plan d’urgence le 3 septembre.
La sécheresse de cet été est historique et ses conséquences pourraient l’être tout autant pour le monde agricole. Après plusieurs épisodes de canicule sans pluie, les pertes s’accumulent dans de nombreuses filières. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, réunit ce jeudi l’ensemble des préfets afin de mesurer l’ampleur des dégâts, département par département.
Avant d’annoncer des aides, le gouvernement veut d’abord établir une cartographie précise des pertes. La réunion avec les préfets doit permettre de remonter les difficultés rencontrées sur le terrain, filière par filière, de la production de pommes à celle de pommes de terre, en passant par les céréales et l’élevage.
Le bilan s’annonce lourd. La récolte de pommes pourrait chuter de 20%, celle de pommes de terre de 23%. Pour le maïs, la baisse pourrait atteindre 35%. Dans les élevages, les prairies ont grillé sous l’effet des fortes chaleurs et du manque de pluie. Certains agriculteurs puisent déjà dans le foin qui devait normalement servir cet hiver.
Le gouvernement redoute également des conséquences pour les consommateurs
La canicule a aussi frappé les élevages de volailles. Plus de trois millions de volailles sont mortes pendant les fortes chaleurs. Une perte supplémentaire pour des exploitations déjà fragilisées par la hausse des coûts, les aléas climatiques et les tensions sur les trésoreries.
Le gouvernement redoute également des conséquences pour les consommateurs. Des récoltes plus faibles pourraient entraîner une hausse de certains prix à la rentrée, notamment sur des produits très touchés par la sécheresse. Dans l’entourage d’Annie Genevard, on promet un plan d’aide "assez important" dès le 3 septembre.
Des mesures d’urgence sont attendues pour soutenir les exploitations les plus en difficulté. D’autres dispositifs pourraient ensuite être intégrés au prochain budget. L’exécutif sait que la réponse sera scrutée de près. Après les mobilisations agricoles de ces dernières années, une aide jugée trop faible ou trop tardive pourrait raviver la colère dans les campagnes.