Le port du casque et du gilet réfléchissant devient obligatoire pour les usagers de trottinettes électriques, sous peine d'une amende de 135 euros pour l'absence de casque, et 35 euros pour le non-port du gilet. Si la mesure ne semble pas être connue de tous, elle ne rencontre pas un fort soutien.
Les usagers des trottinettes électriques ont intérêt à avoir pris leur casque et leur gilet jaune ce jeudi matin à Paris et en petite couronne. Dès ce 13 août, les autorités vont verbaliser toutes les personnes qui ne respectent pas les règles avec une amende de 135 euros pour l'absence de casque, et 35 euros pour le non-port du gilet. Mais pour l'heure, cette nouvelle règle est mal connue et accueillie avec scepticisme dans les rues de la capitale.
"L'État fait ça pour la sécurité des personnes"
Écouteurs dans les oreilles, Mathieu, 27 ans, se déplace uniquement grâce à sa machine. Mais pas question pour lui de porter un gilet réfléchissant.
"Je trouve qu'il n'y a aucun intérêt à le faire. À la limite, des casques, on peut l'entendre, mais le gilet, je ne vois pas comment les gens nous verront mieux avec ça. Et nous mettre des amendes en plus, c'est juste un moyen de nous tirer de l'argent", soupire-t-il.
Certains sont toutefois plus partagés. "Renforcer la sécurité routière, oui. Encore faut-il que tout le monde soit logé à la même enseigne, y compris les vélos électriques", soutient Ilyes. "Si cela doit être une obligation, il faut que ce soit pour tout le monde", complète-t-il.
Cette obligation peut sauver des vies, ce dont a bien conscience Ali. En huit mois, il a eu trois accidents, dont un grave. Depuis, il ne quitte plus son gilet réfléchissant. "On ne joue pas avec ça. Moi, je sors le matin, il n'y a pas de lumière. Au moins, les autres peuvent me voir. L'État fait ça pour la sécurité des personnes", défend-il de son côté.