Une semaine après une plainte déposée contre le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, l'association AC!! Anti-Corruption a déposé une nouvelle plainte, contre X, dénonçant un système présumé "d'emplois fictifs" destiné à des "élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique".
AC!! Anti-Corruption a déposé une plainte contre X dénonçant un système présumé "d'emplois fictifs" destiné à des "élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique", a indiqué l'association à l'AFP mercredi.
Cette plainte, adressée au Parquet national financier (PNF), s'inscrit dans le sillage de celle déposée la semaine dernière par AC!! Anti-Corruption, contre X, visant, entre autres, l'Insoumis Bally Bagayoko. Le maire de Saint-Denis est soupçonné par l'association de détournement de fonds publics et d'emploi fictif, après un article du Canard enchaîné évoquant un cumul de fonctions à temps plein à la RATP et d'élu.
Soupçons d'emplois de "complaisance"
Cette nouvelle plainte - principalement pour soupçons de "détournement de fonds publics", "favoritisme" ou "faux et usage de faux" - s'appuie sur un nouvel article du Canard enchaîné, "200 agents de la RATP sur la bonne voie".
"La plainte initiale, contre X, évoquait M. Bagayoko mais visait plus généralement aussi la RATP. Avec cette plainte complémentaire, ce qui nous intéresse c'est le système qui a pu exister à un moment donné au sein de la RATP, avec un certain nombre d'emplois (pour des élus) que l'on pourrait qualifier de complaisance", expose à l'AFP le président d'honneur d'AC!! Anti-Corruption, l'ancien juge Éric Halphen. "C'est là-dessus que nous aimerions que le parquet financier dirige une enquête", poursuit-il.
Mentionnant aussi notamment des articles de Mediapart et Marianne, AC!! Anti-Corruption dénonce cette fois l'existence présumée "d'un système organisé et structuré d'emplois fictifs et non d'actes isolés" pour des "élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique". Ces élus auraient ainsi "été rémunérés par la RATP pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence, parfois sans fiche de poste identifiable".
"Être élu n'est pas un emploi", se défend Bally Bagayoko
Après la première plainte, Bally Bagayoko avait pointé sur X une "succession de séquences médiatiques (qui) participe d'une volonté" de le "discréditer politiquement (...)" afin d'"affaiblir une dynamique qui dépasse" sa "seule personne".
"Être élu n'est pas un emploi", a posté récemment sur X le maire de Saint-Denis, assénant : "Confondre un mandat électif avec un poste salarié" est "destiné à faire croire à une fraude là où il n'y a qu'un mandat exercé, comme la loi le permet et l'encadre".
Sur X, Valérie Pécresse demandait, "en tant que présidente d'Île-de-France Mobilités, que toute la transparence soit faite sur la politique de recrutement de la RATP, passée et présente, afin de dissiper les soupçons d'éventuels emplois fictifs".
La RATP, sollicitée par l'AFP, affirmait "se tenir très sereinement à la disposition de la justice pour lui fournir tous les éléments nécessaires, si celle-ci décidait de donner suite à cette plainte" initiale.