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Violence dans les transports en commun : les agents de la SNCF et de la RATP peuvent désormais être équipés de tasers

Violence dans les transports en commun : les agents de la SNCF et de la RATP peuvent désormais être équipés de tasers [Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Les violences que l'on constate dans la société s'expriment parfois dans les transports avec ceux qui sont en première ligne pour vous protéger : les agents de sûreté ferroviaire déployés dans les métros, les RER franciliens ou encore dans les grandes gares du pays. Désormais, certains d'entre eux sont équipés d'un pistolet à impulsion électrique, plus connu sous le nom de taser. Il s'agit là d'une expérimentation. 

Pour garantir la sécurité des passagers mais aussi la leur, les agents de sûreté ferroviaire sont équipés d'un pistolet à impulsion électrique. Un arrêté, publié ce dimanche, détaille les modalités d'utilisation de ce pistolet, qui s'apparente à un taser

 Au total pour les agents, 18 heures de formation

Cette expérimentation entre en vigueur dans certaines grandes gares de la capitale, comme Paris-Austerlitz et Saint-Lazare, mais aussi à la gare Part-Dieu de Lyon, ou celle de Marseille-Saint-Charles et celle de Rennes. 

Sur le réseau RER d'Île-de-France, les agents évoluant sur les lignes D et E pourront aussi en être équipés. Enfin, en ce qui concerne le réseau RATP, cela concerne les agents relevant des secteurs de Bobigny et de Saint-Denis-Pleyel, mais aussi ceux de la gare de Lyon la nuit. 

Concrètement, un policier ferroviaire sur 10 se voit confier un taser, ce qui correspond à environ 300 à 400 agents de sûreté, SNCF et RATP confondus. Ces policiers des rails sont en effet déjà équipés d'armes létales. 

Ils vont donc être formés à l'utilisation de ce pistolet à impulsion électrique très encadrée : avec l'interdiction de l'utiliser à l'encontre d'une femme enceinte, d'un enfant ou bien d'un conducteur de véhicule. Au total pour les agents, 18 heures de formation. L'expérimentation annoncée en février dernier par le gouvernement doit durer trois ans au total.