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RATP : 200 élus auraient bénéficié d’emplois de complaisance, une affaire qui éclabousse Bally Bagayoko

Bally Bagayoko joue la carte de la victimisation et dénonce un complot politique qui viserait, selon lui, à freiner la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. [Basile Dubouis / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Emplois de complaisance à la RATP : 200 élus auraient bénéficié d’un système controversé, selon des révélations internes. Une affaire qui concerne notamment le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, et qui pousse Valérie Pécresse à réclamer davantage de transparence.

200 : c'est le nombre d'élus qui auraient bénéficié, au sein de la RATP, d'un système d'emploi de complaisance, selon de récentes révélations internes. Une affaire qui prend racine dans le cas du maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, mais qui pourrait s'étendre à d'autres élus de gauche.

Selon Le Canard enchaîné, Bally Bagayoko a cumulé pendant plusieurs années un emploi à temps plein à la RATP avec son mandat d'élu local. Un cumul en principe interdit, sauf dérogation très spéciale. L'élu insoumis aurait même bénéficié d'un recrutement sans mise en concurrence ni entretien, avec des horaires élastiques et de généreuses indemnités, précise Le Canard enchaîné.

Bally Bagayoko joue la carte de la victimisation

De quoi susciter plusieurs plaintes pour détournement de fonds publics et emplois fictifs. Ces dernières évoquent un système bien plus vaste, avec de nombreux emplois de complaisance. Face à ces révélations, Valérie Pécresse hausse le ton : la présidente de la région Île-de-France réclame une transparence totale sur le recrutement et défend l'idée d'une mission flash à l'Assemblée nationale.

De son côté, la RATP dément fermement tout emploi de complaisance. Quant à Bally Bagayoko, il joue la carte de la victimisation et dénonce un complot politique qui viserait, selon lui, à freiner la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.