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«On s'inquiète de la situation» : en Côte-d’Or, des habitants vivent au rythme des camions-citernes face à la sécheresse

Une eau utilisée avec parcimonie par les habitants. [© Romain Doucelin / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

La sécheresse est d’une ampleur inédite en France, selon l’Office français de la biodiversité. Avec 1.373 cours d'eau assec ou en rupture d'écoulement, les conséquences sont nombreuses. Deux villages en Côte d'Or se retrouvent obligés d'être alimentés en eau par des citernes.

La sécheresse est d’une ampleur inédite en France, selon l’Office français de la biodiversité. Avec plus de 1.300 cours d’eau touchés par des rupture d’écoulement ou des assecs, les conséquences sont nombreuses. 

En Côte-d’Or par exemple, la source d’eau de deux communes est vide depuis début juillet. Elles se retrouvent dans l'obligation d'être ravitaillées par camion-citerne.

"On essaye de faire attention"

À Quincy-le-Vicomte, une commune de 200 habitants, les semaines sont rythmées par les allers retour des camions citernes. Cela fait presque un mois qu’ils acheminent l’eau depuis les villes voisines, pour remplir le château d’eau qui se trouve à l’entrée du village.

Une eau utilisée avec parcimonie par les habitants, comme l'explique Alexandre. "On essaye vraiment de faire attention au niveau des douches, on arrose plus les jardins. Non seulement parce qu'il faut qu’on respecte les personnes qui nous aident, mais aussi parce que ça va faire une grosse augmentation sur les factures”.

Une opération à 25.000 euros

L'opération, qui coûte environ 25.000 euros, ne pourra pas être seulement prise en charge par les deux communes et le syndicat des eaux. Si les habitants vont ainsi voir leurs factures d'eau être réhaussées, ils sont surtout inquiets que ces pénuries s'inscrivent dans le temps.

D'après Alexandre, "tout le monde s’inquiète de la situation. Actuellement on a nos sources, l’eau on ne la paye pas très cher. Mais si jamais nos sources viennent à manquer de plus en plus souvent, on va être obligé de passer par une entreprise telle que Suez et le prix ne sera pas le même”.

Une situation qu'ils redoutent mais à laquelle ils se préparent, étant donné que c’est la troisième année consécutive que le village est approvisionné par des camions-citernes en raison des pénuries d'eau.