Une candidate à Miss France Guadeloupe disqualifiée pour avoir posé sein nu... contre le cancer

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Candidate à l'élection de Miss Guadeloupe 2020, Anaëlle Guimbi, 20 ans, a été disqualifiée de la compétition. La société Miss France a refusé qu'elle se présente au concours régional à cause d'une série de photos dénudées. Cette décision a créé une polémique car cette candidate avait réalisé ces clichés en faveur de la lutte contre le cancer du sein. 

Alors que l’élection de Miss Guadeloupe 2020 s'est tenue vendredi soir, une candidate, Anaëlle Guimbi, a été disqualifiée à quelques jours du grand soir après que des photos d’elle, seins nus, ont refait surface. Toutefois, la jeune femme âgée de 20 ans a précisé que ces photos avaient été réalisées dans le cadre d’une campagne de sensibilisation à la lutte contre le cancer du sein. 

Mais le règlement Miss France est formel : une candidate qui a posé dénudé ne peut pas participer au concours. Cette règle s’applique aussi bien pour l’élection nationale que pour les éditions locales. La présidente du comité Miss France, Sylvie Tellier, prise à partie sur les réseaux sociaux, a elle-même reconnu ce week-end que les clichés n’avaient rien d’obscène ou de vulgaire.

Selon Sylvie Tellier, il est impossible de déroger à la règle. La patronne de la société s'est dite, dans un entretien à l'AFP, "désolée et attristée par la situation". En cas de dérogation, le comité guadeloupéen pourrait éventuellement faire l’objet de poursuites de la part d’autres candidates. 

Une décision qui ne fait pas l'unanimité

L'association projet Amazones qui avait piloté cette campagne contre le cancer, s'est dite, dans une lettre adressée au comité Miss France, "déçue et surprise" de cette éviction, demandant la réintégration d'Anaëlle Guimbi dans le concours.

Dans la foulée, cette annonce a aussi suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. "Disqualifier une femme parce qu'elle a osé montrer une partie de son sein pour aider à lutter contre le cancer du sein ? Impensable", s'est indignée la journaliste et ex-compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler sur Twitter, demandant aussi la réintégration de la jeune femme.

Françoise Laborde, ex-membre du CSA et du Haut conseil à l'égalité femmes-homme, a aussi jugé sur Twitter "injuste et honteux" de punir Anaëlle Guimbi.

Europe 1
Par Charles Décant, édité par Tiffany Fillon