Orange : "Le signal de BFMTV sera rétabli à partir du moment où nous aurons trouvé un accord écrit"

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Fabienne Dulac, PDG d'Orange France, explique sur Europe 1 l’origine du conflit avec Altice, qui a entraîné la suspension de la diffusion de BFMTV notamment. Elle salue le pas en avant effectué jeudi par Alain Weil, mais attend des engagements écrits.
INTERVIEW

Encore une journée sans BFMTV - ni RMC Story et RMC Découverte- pour les quelques 12 millions d’abonnés Orange. En raison d’un désaccord financier avec Altice, l’opérateur a coupé jeudi matin, à 9h05, le signal des trois chaînes. Ce sont désormais près de 18 millions de foyers, si l’on ajoute les 6 millions d’abonnés Free, qui sont privés notamment de la chaîne info la plus regardée de France. Cela semble en être trop pour Alain Weill, le patron d’Altice France, qui a largement tendu la main jeudi matin en conférence de presse. "Nous sommes en train de formaliser ces propos-là par écrit. Dès lors que nous aurons formalisé ces écrits, nous rétablirons le flux", a assuré jeudi matin sur Europe 1 Fabienne Dulac, PDG d'Orange France. "Le signal sera rétabli à partir du moment où nous aurons trouvé un accord écrit", a-t-elle insisté.

"C’est aux chaines de trouver des modèles économiques"

Fabienne Dulac comprend les difficultés de ses interlocuteurs, mais refuse d'en être la victime collatérale. "J’entends la difficulté que les chaînes ont de par la révolution numérique et de par la révolution des usages des consommateurs et de leur façon de consommer", assure-telle. "On est à un moment où il faut trouver des modèles économiques. C’est aux chaines de trouver des modèles économiques comme nous cherchons à trouver les nôtres", complète-t-elle immédiatement. 

Et Fabienne Dulac de marteler la position d'Orange : "On dit ce que nous avons toujours dit : nous rémunérons les services à valeur ajoutée qui viennent renchérir et renforcer l'expérience des clients derrière les box. Et nous refusons de payer des flux gratuits qui sont disponibles gratuitement sur la TNT", détaille-t-elle. "Dans la proposition faite à Alain Weill il y a la rémunération des services à valeur ajoutée (comme le replay). Nous ne sommes pas obtus. Nous avons une vision qui est la valeur apportée à nosclients et à notre business ce rémunère. Et c’est tout."