Volcan de Feu au Guatemala : au moins 99 morts

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Les projections spectaculaires de lave et de cendres ont semé la désolation dans les bourgs ruraux situés sur le flanc du volcan.
Les projections spectaculaires de lave et de cendres ont semé la désolation dans les bourgs ruraux situés sur le flanc du volcan. © AFP
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Une éruption spectaculaire a fait au moins 99 morts et près de 200 disparus selon un nouveau bilan, mais leur recherche est perturbée par de nouvelles explosions.

Les recherches de disparus autour du Volcan de Feu au Guatemala étaient perturbées par de nouvelles explosions et écoulements de lave, trois jours après l'éruption spectaculaire qui a fait au moins 99 morts et près de 200 disparus selon un nouveau bilan. "L'activité se poursuit et la possibilité de nouvelles descentes de flux pyroclastiques (composé de cendres, de boue, d'eau, et de roches à haute températures, ndlr) dans les prochaines heures ou les prochains jours n'est pas à exclure, il est donc recommandé de ne pas rester près de la zone affectée", a indiqué l'institut guatémaltèque de vulcanologie (Insivumeh).

Des risques de glissements de terrain. Par ailleurs, l'Institut met en garde contre les risques de glissements de terrain en raison de fortes pluies survenant en fin de journée. Le volcan, d'où s'échappait une colonne de fumée et de cendres, a continué mercredi à émettre des explosions de faible intensité à la fréquence de quatre ou cinq par heure.

Peu de corps identifiés. Dimanche, les projections spectaculaires de lave et de cendres de ce cratère culminant à 3.763 mètres et situé à 35 kilomètres au sud-ouest de la capitale Guatemala ont semé la désolation dans les bourgs ruraux situés sur le flanc du volcan, faisant au moins 99 morts et près de 200 disparus dans la municipalité d'Escuintla et ses environs. Seuls 28 corps ont jusqu'ici pu être identifiés.

La probabilité de retrouver des survivants infime. Sergio Cabañas, directeur des opérations de secours de la Conred, a annoncé que les fouilles seraient menées à leur terme dans toute la zone, même s'il reconnaît que la probabilité de retrouver des survivants est infime 72 heures après le drame. "Si on est piégé dans le flux pyroclastique il est difficile de rester en vie", a-t-il souligné, ajoutant que certains corps totalement calcinés pourraient ne jamais être retrouvés.