Militaires tués au Mali : à Gap, "un drame comme nous n'en avons jamais vécu"

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Quatre des treize soldats morts dans un accident d'hélicoptères au Mali appartenaient au 4ème régiment de chasseurs de Gap. Une cérémonie d'hommage est prévue mardi soir dans la commune.
REPORTAGE

"Depuis ce matin, j'ai vu beaucoup de larmes." Comme l'explique à Europe 1 le colonel Nicolas De Chilly, l'émotion était très forte, mardi à Gap, après la mort de treize militaires français de la force Barkhane dans la collision de deux hélicoptères lundi soir au Mali. Quatre des victimes appartenaient en effet au 4ème régiment de chasseurs de la commune.

Alors qu'une cérémonie d'hommage est prévue dans la soirée devant la mairie, avec minute de silence, Marseillaise, et livre de condoléances, un bouquet de fleurs a déjà été déposé par des Gapençais devant les grilles de la caserne.

Plus tôt dans la journée, les familles d'Alexandre, Romain, Valentin et Antoine ont été reçues dans la salle d'honneur du régiment, où les photos des quatre commandos ont été placées sur un drapeau tricolore. 

Surentraînés, ces chasseurs étaient des hommes formés à Gap, et étaient déjà partis à plusieurs reprises en opération extérieure, notamment au Mali. Le plus jeune n'avait que 22 ans, tandis que le capitaine avait 34 ans. 

Entendu sur europe1 :
La ville de Gap est en deuil

"Ce soir (mardi soir), je suis partagé entre une très grande douleur d'avoir perdu un officier et trois sous-officiers de mon régiment, et un sentiment de très grande fierté d'avoir sous mes ordres des jeunes hommes qui s'engagent et sont prêts à donner leur vie pour leur pays", confie Nicolas De Chilly au micro d'Europe 1, se décrivant "comme un boxeur qui a pris des coups". 

Les drapeaux de la commune en berne

Au delà du cercle des militaires, c'est bien toute la ville, où les drapeaux sont en berne, qui fait bloc en ce jour de deuil. Avec son millier d'hommes et de femmes, le régiment faisait partie intégrante de la commune du Sud-Est. "La ville de Gap est en deuil", confirme le maire Roger Didier. "C'est un drame comme nous n'en avons jamais vécu (…) Nous sommes très peinés", poursuit-il. 

Europe 1
Par Nathalie Chevance, édité par Antoine Terrel