Militaires tués au Mali : "La ville de Gap est en deuil"

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Portrait des quatre militaires de Gap tués le 26 novembre (2000x1000) Nathalie Chevance/Europe 1 2:05
© Nathalie Chevance/Europe 1
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Parmi les treize militaires qui ont trouvé la mort lors d’une opération au Mali mardi, quatre appartenaient au quatrième régiment de chasseurs de Gap, dans les Hautes-Alpes. Le maire de la ville, Roger Didier, confie à Europe 1 toute son émotion.
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"C’est une très, très grande émotion, la ville de Gap est en deuil. Nous perdons quatre des nôtres". L’émotion de Roger Didier, le maire de Gap, était palpable mardi sur Europe 1, quelques heures après l’annonce de la mort de treize soldats français au Mali. Parmi deux figurent en effet quatre membres du quatrième régiment de chasseurs de Gap. "Un régiment auquel nous sommes très attachés", a assuré l’élu. "Un régiment de spécialistes, un régiment qui est très souvent projeté en opération extérieure, de par ses compétences, de par son professionnalisme. Et aujourd’hui c’est la tristesse qui règne sur notre ville. Les drapeaux sont en berne."

"Nous allons honorer ces pertes et honorer notre armée"

A Gap, le quatrième régiment de chasseurs est une institution, installé dans la ville depuis 1983. "Ce sont des gens avec qui nous avons très souvent des contacts", a assuré Roger Didier. "J’avais reçu il y a quelques semaines l’ensemble des familles, des militaires projetés en particulier pour certains au Mali. Et aujourd’hui, nous apprenons que quatre d’entre eux ont payé de leur vie pour défendre leur pays. Et aujourd’hui, nous devons nous incliner devant ces familles, mais également devant la force de ces jeunes qui nous défendent contre le djihadisme."

La question se pose désormais d’organiser une cérémonie. Mais pour l’heure, l’émotion est trop vive. "Je suis en lien étroit avec le colonel de Chiily, qui commande ce régiment. Bien évidemment, sur sa sollicitation et sur nos initiatives conjointes, nous organiserons quelque chose", a assuré le maire de Gap. "A l’heure qu’il est, l’émotion est telle que nous n’avons pas pour le moment envisagé tout cela. Les drapeaux sont en berne, notre ville est en deuil, mais bien évidemment, nous allons honorer ces pertes et honorer notre armée."

Europe 1
Par Rémi Duchemin