Trump-Poutine, tête-à-tête sur la Baltique

, modifié à
  • A
  • A
"Je crois aux rencontres", a déclaré sur CBS le président américain, tout en assurant avoir des "attentes limitées". Image d'illustration.
"Je crois aux rencontres", a déclaré sur CBS le président américain, tout en assurant avoir des "attentes limitées". Image d'illustration. © JORGE SILVA / POOL / AFP
Partagez sur :
Lundi, le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine vont se rencontrer en Finlande et la Syrie devrait occuper une grande partie de leur entretien. 

L'heure du face-à-face a enfin sonné. Donald Trump et Vladimir Poutine se retrouvent lundi à Helsinki pour un sommet extrêmement attendu où leurs mots, mais aussi le moindre de leurs faits et gestes, seront scrutés à la loupe. Les deux hommes ont rendez-vous en début d'après-midi au palais présidentiel, au cœur de la ville portuaire qui a une longue tradition d'accueil de sommets Est-Ouest. Au programme : un face-à-face avec leurs seuls interprètes, un déjeuner de travail avec leurs équipes et une conférence de presse commune.

Trump a des "attentes limitées". Le tempétueux milliardaire américain, au pouvoir depuis 18 mois, affiche l'espoir de nouer une relation personnelle avec l'ex-officier du KGB, qui tient les rênes du pouvoir en Russie depuis 2000. Difficile de prédire, pourtant, quel ton adoptera le locataire de la Maison-Blanche, connu pour son goût de la provocation. De la Syrie à la Crimée, nombre de diplomates et d'analystes redoutent qu'il ne fasse une série de concessions à l'homme fort du Kremlin. "C'est une bonne chose de se rencontrer. Je crois aux rencontres", a déclaré sur CBS le président américain, tout en assurant avoir des "attentes limitées".

Vladimir Poutine, qui est attendu en fin de matinée après avoir assisté à Moscou à la victoire de la France en Coupe du monde, est lui resté bouché cousue sur ses attentes, ses objectifs et sa stratégie. "L'état des relations bilatérales est très mauvais", a seulement concédé son conseiller Yuri Ushakov. "Nous devons commencer à les rétablir".

La Syrie au cœur des débats. La Syrie figurera en bonne place dans les débats. Le président américain est impatient de prendre ses distances avec ce conflit et de retirer les troupes américaines présentes sur place. La Russie, à l'inverse, présent militairement sur place depuis 2015 en soutien au régime de Bachar al-Assad, entend plus que jamais y jouer les premiers rôles.

L'enquête russe en toile de fond. Une autre ombre terriblement menaçante plane sur la rencontre : l'enquête menée, à Washington, par le procureur spécial Robert Mueller sur l'interférence russe en faveur de Trump dans la campagne présidentielle de 2016. Elle a été relancée de façon spectaculaire à trois jours du sommet par l'inculpation de 12 agents du renseignement russe  accusés d'avoir piraté les ordinateurs du parti démocrate. Donald Trump a promis d'aborder le sujet avec son homologue russe. Mais personne ne s'attend à une demande d'explications en règle.