Trump juge que son ex-chef de la diplomatie, Tillerson, était "bête comme ses pieds"

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Rex Tillerson n'a pas caché ses mauvaises relations avec Donald Trump. © NICHOLAS KAMM / AFP
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Le président américain a vivement réagi aux propos de son ancien secrétaire d'État, qui l'avait critiqué un peu plus tôt dans une interview. 

Le président des États-Unis Donald Trump a vivement réagi vendredi aux propos peu élogieux de son ancien secrétaire d'État Rex Tillerson, estimant que celui qu'il avait nommé à la tête de la diplomatie américaine était "bête comme ses pieds" et "flemmard". "Mike Pompeo fait un boulot fantastique, je suis très fier de lui", a tweeté Donald Trump. "Son prédécesseur, Rex Tillerson, n'avait pas les capacités mentales nécessaires. Il était bête comme ses pieds et j'aurais dû m'en séparer plus tôt. Il était flemmard comme tout", a-t-il ajouté. 

"Nous n'avions pas le même système de valeurs". Rex Tillerson avait vivement critiqué Donald Trump un peu plus tôt, dans une rare interview télévisée à la chaîne CBS. "Je pense que c'était en partie dû au fait évident que nous étions profondément différents. Nous n'avions pas le même système de valeurs", a-t-il expliqué. "Il fallait que je lui dise: 'Monsieur le président, je comprends ce que vous voulez faire mais vous ne pouvez pas le faire de cette façon-là -- ça enfreint une loi, ça viole un traité'".

"Ça le contrariait beaucoup", a ajouté Rex Tillerson. "Je pense qu'il en avait assez que je sois ce type qui lui disait tous les jours: 'vous ne pouvez pas faire ça, voyons ce qu'on peut faire'".

Trump est "indiscipliné". Rex Tillerson, ancien directeur général du géant pétrolier ExxonMobil, n'avait aucune expérience politique et n'avait jamais rencontré Donald Trump quand son nom a été avancé par des responsables du parti républicain pour diriger la diplomatie américaine. Il a eu du mal à s'intégrer au sein de la nouvelle administration, et a concentré ses efforts sur les réductions d'effectifs au sein du ministère au détriment des grands objectifs diplomatiques de la présidence. 

"J'ai eu du mal, venant de l'entreprise ExxonMobil disciplinée et très axée sur le suivi des procédures, à travailler pour un homme qui est plutôt indiscipliné, qui n'aime pas lire, qui ne lit pas les rapports, qui n'aime pas aller dans le détail dans de nombreux domaines", a-t-il expliqué.