Syrie : Washington "extrêmement préoccupé" par les bombardements du régime

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Les bombardements ont fait 250 morts depuis dimanche d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Les bombardements ont fait 250 morts depuis dimanche d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). © AFP
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La porte-parole de la diplomatie américaine a dénoncé les tactiques de Bachar al-Assad consistant à "assiéger et affamer" la population. 

Le département d'État américain s'est dit mardi "extrêmement préoccupé" par les bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale, une enclave rebelle assiégée à l'est de Damas, qui ont fait 250 morts depuis dimanche d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"La fin de la violence doit débuter dès maintenant", a exhorté la porte-parole de la diplomatie Heather Nauert devant la presse, dénonçant les "tactiques" du président syrien Bachar al-Assad consistant à "assiéger et affamer".

Le Drian craint un "cataclysme humanitaire". Mardi, à l'Assemblée nationale, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a estimé à l'Assemblée nationale que "le pire" était à venir en Syrie. La France estime "indispensable que le Conseil de sécurité puisse permettre dès à présent une trêve humanitaire qui évite les risques les plus lourds", a-t-il ajouté. Il doit se rendre à Moscou et Téhéran dans les prochains jours pour évoquer la situation syrienne. 

Que se passe-t-il dans la Ghouta orientale en Syrie ? On vous explique en 1 minute :

Plus de cent personnes tuées pour la seule journée de mardi

Au moins 106 civils ont été tués mardi dans les bombardements sur la Ghouta orientale, selon l'OSDH. Cela porte à 250 morts le bilan des civils tués depuis dimanche dans ce dernier fief rebelle près de la capitale, d'après l'OSDH. Le bilan des bombardements était de 17 morts dimanche et de 127 morts lundi, le bilan quotidien le plus lourd depuis quatre ans dans cette région rebelle. Six hôpitaux de cette enclave ont notamment été bombardés depuis 48 heures, dont trois sont désormais hors service et deux opèrent partiellement, a indiqué mardi le coordinateur régional du bureau des affaires humanitaires de l'ONU pour la Syrie.