Scandale sexuel en Corée du Sud : une star de la K-pop arrêtée

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Jung Joon-young a présenté ses excuses.
Jung Joon-young a présenté ses excuses. © JUNG YEON-JE / AFP
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Le chanteur Jung Joon-young a reconnu avoir filmé ses relations sexuelles avec plusieurs femmes à leur insu, et diffusé la vidéo sur un groupe de chat. 

La star de K-pop Jung Joon-young a été arrêtée quelques heures après avoir présenté ses excuses pour avoir filmé ses relations sexuelles à l'insu de ses partenaires et diffusé la vidéo, dans un scandale qui éclabousse l'industrie musicale sud-coréenne. Le chanteur et parolier avait reconnu la semaine dernière avoir tourné ces vidéos et partagé les images sans le consentement de ses partenaires.

"J'ai commis une erreur grave et inexcusable". Ces vidéos d'au moins 10 femmes avaient été partagées en 2015 sur un groupe de chat dans lequel figurait notamment une autre vedette, Seungri, du boys band BIGBANG, l'un des plus grands groupes de K-pop du pays.

Le tribunal du district central de Séoul a ordonné jeudi soir le placement en détention de l'artiste après sa comparution, rapporte l'agence sud-coréenne Yonhap. "Je suis désolé. J'ai commis une erreur grave et inexcusable et je reconnais ma culpabilité", a-t-il déclaré devant le tribunal. "Je me repentirai de mes péchés pendant toute ma vie."

Après cette audience, le chanteur de 30 ans a été emmené menotté dans un commissariat de police où il a attendu la décision du tribunal sur sa demande de libération sous caution, qui a été rejetée.

Plusieurs stars ont démissionné. Jung Joon-young et Seungri avaient annoncé la semaine dernière qu'ils se retiraient du monde du spectacle. Depuis, deux autres stars -Yong Jun-hyung, du boys band Highlight, et Choi Jong-hoon, du boys band FT Island- ont annoncé leur démission en lien avec ce scandale.

La Corée du Sud est confrontée à une épidémie de "molka", phénomène qui voit des hommes installer des caméras espion afin de filmer des femmes à leur insu dans des lieux publics tels que des toilettes ou des cabines d'essayage.
La "vengeance porno" sur internet est également fréquente. La plupart du temps, c'est le fait d'hommes vindicatifs qui mettent en ligne des vidéos de leurs relations sexuelles avec leur ex.