Pékin réaffirme son soutien à la dirigeante de Hong Kong, malgré les appels à la démission

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Pékin a réaffirmé son soutien à Carrie Lam, mise à mal par des manifestations géantes à Hong Kong.
Pékin a réaffirmé son soutien à Carrie Lam, mise à mal par des manifestations géantes à Hong Kong. © ANTHONY WALLACE / AFP
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Malgré les appels à la démission de la dirigeante de Hong Kong, Pékin lui a réaffirmé son soutien au lendemain d'une manifestation géante de l'ex-colonie britannique contre le projet de loi d'extraditions vers la Chine.  

Le gouvernement chinois a réaffirmé lundi son soutien à la dirigeante de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, qui fait l'objet d'appels à la démission après des manifestations géantes dans l'ex-colonie britannique contre son projet de loi d'extraditions vers la Chine, désormais suspendu.

"Le gouvernement central continuera à soutenir fermement la cheffe de l'exécutif de la Région administrative spéciale" (Hong Kong), a déclaré devant la presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, au lendemain d'une manifestation qui a rassemblé près de deux millions de personnes à Hong Kong selon les organisateurs.

Première victoire pour les manifestants

Carrie Lam, considérée comme étroitement inféodée au régime de Pékin, a annoncé samedi qu'elle renonçait jusqu'à nouvel ordre à présenter au parlement son projet de loi qui autoriserait à extrader des suspects vers la Chine continentale. Dimanche, au soir d'une nouvelle manifestation massive, elle a présenté ses excuses pour avoir semé le trouble dans le territoire. Les contestataires réclament désormais le retrait définitif du projet et la démission de Carrie Lam.

Des "gouvernements et responsables politiques étrangers" qui auraient "jeté de l'huile sur le feu"

Pékin a dit soutenir sa décision de suspendre la discussion du projet de loi. Mais le porte-parole de la diplomatie chinoise a répété lundi que, selon lui, les manifestations ne représentaient pas "l'opinion publique générale" de Hong Kong. Interrogé sur la question de savoir si Pékin pensait toujours que ces manifestations étaient le résultat d'un complot ourdi depuis l'étranger, il a estimé que "des gouvernements et des responsables politiques étrangers ont jeté de l'huile sur le feu" depuis le dépôt du projet de loi en février.