Ouragan Irma : les assureurs accepteront des déclarations tardives de sinistres

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Si la facture reste la règle contractuelle, tout autre justificatif pourra être présenté compte tenu des circonstances exceptionnelles. © AFP
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Selon la Fédération française de l'assurance (FFA), les déclarations de sinistres pourront être faites par tous moyens : téléphone, Internet ou lettre simple.

Les victimes de dégâts provoqués par le passage de l'ouragan Irma sur les Antilles françaises pourront bénéficier d'un délai prolongé pour déclarer leurs sinistres, a indiqué vendredi la Fédération française de l'assurance (FFA). "Les assureurs accepteront les déclarations de sinistres au-delà du délai réglementaire de 10 jours à partir de la déclaration de l'état de catastrophe naturelle", a affirmé la fédération dans un communiqué. La déclaration de catastrophe naturelle devrait être signée dès ce vendredi, selon le Premier ministre Édouard Philippe.

"Les assureurs feront preuve de compréhension". La fédération ajoute que "les déclarations de sinistres pourront être faites par tous moyens : téléphone, Internet, lettre simple" et promet que "les assureurs feront preuve de compréhension quant aux moyens d'attester des dommages".

Si la facture reste la règle contractuelle, tout autre justificatif - photos et témoignages notamment - pourra être présenté compte tenu des circonstances exceptionnelles de l'ouragan Irma, dont l'intensité a atteint le maximum possible pour un événement climatique de ce type, est-il précisé. "La profession, comme elle l'a fait lors des catastrophes naturelles précédentes, est en contact avec les réseaux d'experts qui interviendront dès que la situation le permettra", poursuit le communiqué.

Plus de 200 millions d'euros de dégâts. L'ouragan Irma a fait au moins neuf morts et sept disparus dans les îles françaises des Caraïbes, selon le dernier bilan donné vendredi par le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb. Il a par ailleurs provoqué de très lourds dégâts matériels sur ces territoires et le coût des destructions devrait largement dépasser les 200 millions d'euros pour les seules Antilles françaises, a constaté vendredi la Caisse Centrale de Réassurance.