"On en a besoin" : à Londres, des milliers de personnes ont investi les terrasses des pubs

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Les bars ont rouvert au Royaume-Uni après plusieurs semaines de confinement. © Tolga Akmen / AFP
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Un vent de liberté souffle au Royaume-Uni après un confinement sévère cet hiver : les bars et les restaurants ont rouvert leurs terrasses. De nombreux Britanniques sont allés profiter des pubs londoniens lundi soir. Pour l'heure, l'épidémie baisse outre-Manche et l'objectif de vaccination des plus de 50 ans a été rempli. 

Après l'hiver sous confinement, les britanniques ont humé lundi comme un parfum de printemps. Les bars et restaurants ont rouvert outre-Manche pour la première journée d'allègement du troisième confinement. Au Royaume-Uni, pays le plus vacciné d'Europe, l'épidémie de coronavirus se calme doucement, avec environ 3.000 nouvelles contaminations par jour, soit près de dix fois moins qu'en France. 

Les gestes barrières bien loin des terrasses londoniennes 

Le soleil est couché, les terrasses sont bondées… Mais les Londoniens, disciplinés, restent sagement attablés. Et pour cause, cette liberté est conditionnée : Boris Johnson a mis en garde ses concitoyens sur le risque d'une nouvelle flambée des cas, s'ils ne se comportaient pas "de façon responsable" lors de cet allègement.  En terrasse, deux amies boivent un verre. "Ça fait quelques heures qu'on est là ! On a eu… six bières chacune. Non huit ! Huit bières chacune. Ça fait du bien de voir des gens différents, de ne plus être enfermées", lance Grace et Carly à leur table de pub.

Au fur et à mesure que les verres s'empilent, elles appliquent de moins en moins les gestes barrières "Il faut faire attention. Très attention... Bien garder les distances", ricane l'une d'entres elles, ivre. Avant que la deuxième ne conclue : "c'est sûr que ça va être un carnage, ça va mal finir. Mais on en a besoin". 

"Je ne vois pas l'impact"

A la table d'à côté, ce qui rassure Rachel, c'est que comme 60% des gens, elle est désormais vaccinée. "J'ai eu ma deuxième dose il y a deux jours. Mais j'ai de la chance, c'est parce que je suis policière", explique-t-elle. 

Mais c'est loin d'être le cas de tout le monde parmi le public qu'on trouve ici. "Je crois pas que ça change grand-chose parce que les gens de trente ans, comme moi, n'ont pas été vaccinés. Si mes parents étaient là ce serait plus sûr pour eux, mais pour nous… Je ne vois pas l'impact", avance le voisine de table de Rachel. 

Les scientifiques britanniques annoncent donc d'ores et déjà un prochain rebond des contaminations. Les chiffres de lundi sont déjà les moins bons du mois d'avril.

Europe 1
Par Théo Maneval, édité par Manon Bernard