Mort de Maradona : à Buenos Aires, les Argentins pleurent la disparition de leur icône

, modifié à
  • A
  • A
A Buenos Aires, la mort de Maradona a provoqué une vive émotion. 1:04
A Buenos Aires, la mort de Maradona a provoqué une vive émotion. © ALEJANDRO PAGNI / AFP
Partagez sur :
La mort de Diego Maradona, mercredi, à l'âge de 60 ans, a provoqué une vive émotion en Argentine, où l'ancien joueur était demeuré une icône, malgré ses excès extra-sportifs. Plusieurs rassemblements étaient prévus mercredi soir. 
REPORTAGE

L'émotion était forte, mercredi, en Argentine, après l'annonce soudaine de la mort de Diego Maradona, à l'âge de 60 ans. Alors que le gouvernement a annoncé trois jours de deuil national dans le pays en hommage à la plus grande icône du sport argentin, dans les rues du pays, où plusieurs rassemblements étaient prévus dans la soirée, les habitants sont sous le choc. 

Car en Argentine, le souvenir des buts légendaires de ce dribbleur hors-pair, ou de sa victoire à la Coupe du monde 1986, est encore vivace, tout comme ses exploits avec Boca Juniors, son club de coeur à Buenos Aires. "Je ne peux pas le croire, c'est incroyable (...) Au final, tout le monde est mortel. Je suis en train de le digérer, j'ai l'impression que c'est un mauvais rêve", s'émeut Francisco Salaverry, un fan argentin interrogé par l'AFP.

"Une partie de l'Argentine est décédée"

Dans les rues de la capitale, règne un silence inhabituel, causé par le choc. Mais de nombreux habitants ont bien prévu de rendre hommage au "Pibe de 0ro". Des milliers de personnes sont ainsi attendues notamment à l'Obélisque, en plein centre-ville, et ce malgré la pandémie de coronavirus

Sur les réseaux sociaux, de très nombreux internautes y sont également allés de leur hommage à celui que beaucoup d'Argentins surnommaient "Dios". Et si certains rappellent les scandales ayant émaillé la carrière de Maradona, c'est surtout l'affection qui domine. "Une partie de l'Argentine est décédée aujourd'hui", peut-on notamment lire.

Europe 1
Par Aude Villiers-Moriamé avec AFP, édité par Antoine Terrel