Moon Jae-in a atterri à Pyongyang pour le troisième sommet intercoréen

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Moon Jae In, Kim Jong Un crédit : AFP / PYEONGYANG PRESS CORPS - 1280
Moon Jae-in est arrivé à Pyongyang pour un troisième sommet avec Kim Jong Un. © AFP / PYEONGYANG PRESS CORPS
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Le président sud-coréen Moon Jae-in est arrivé mardi à Pyongyang, accueilli par son homologue Kim Jong Un, pour un troisième sommet. Il va tenter de relancer le dialogue autour de la dénucléarisation entre la Corée du Nord et les États-Unis.

Le président sud-coréen Moon Jae-in est arrivé mardi à Pyongyang pour son troisième sommet avec Kim Jong Un, avec l'espoir de relancer des discussions au point mort entre le Nord et Washington sur la dénucléarisation.

Moon accueilli par des emblèmes de l'unification. Le dirigeant nord-coréen a accueilli son invité sur le tarmac de l'aéroport international de Pyongyang d'où Kim Jong Un supervisait les tirs de missiles l'an dernier, au plus fort des tensions entre les deux voisins. Les deux hommes, accompagnés par leurs épouses, se sont donné l'accolade avant d'échanger quelques mots.

Des centaines de personnes agitaient des drapeaux nord-coréens et d'autres les emblèmes de l'unification, soit l'image d'une péninsule non-divisée. "Ouvrons une ère de paix et de prospérité grâce à la solidarité d'un peuple", pouvait-on lire sur un panneau déployé devant le terminal, d'après les images de la télévision.

Un rôle de médiateur entre Pyongyang et Washington. Moon Jae-in a joué un rôle crucial de médiateur pour permettre l'organisation le 12 juin à Singapour d'un sommet historique entre le Nord-Coréen et le président américain Donald Trump. Kim Jong Un s'était alors engagé en faveur de la "dénucléarisation de la péninsule", un euphémisme sujet à toutes les interprétations. Les deux parties s'écharpent depuis sur la signification exacte de cet engagement.

Washington exige "une dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée" tandis que Pyongyang veut une déclaration officielle des États-Unis pour marquer la fin de la guerre de Corée qui s'est achevée en 1953 sur un simple armistice. Le Nord a dénoncé les méthodes de "gangster" des Américains, accusés de vouloir obtenir son désarmement unilatéral sans faire de concession à chaque étape et sans alléger ni la pression ni les sanctions.

À l'ONU, les États-Unis ont d'ailleurs accusé lundi la Russie de "tricher" et de court-circuiter le régime de sanctions infligées à Pyongyang pour le punir de ses programmes nucléaire et balistique, illustrant leur détermination à exiger la dénucléarisation avant tout relâchement. Le président sud-coréen, à la réputation de colombe, verra Kim Jong Un à deux reprises au moins et tentera de le convaincre de prendre des mesures substantielles envers le désarmement.

Des enjeux économiques pour Kim. De son côté, Kim Jong Un va faire pression pour renforcer la coopération inter-coréenne "particulièrement dans les domaines synonymes de bénéfices économiques pour le Nord", assure le cabinet Eurasia Group. Moon Jae-In est accompagné de plusieurs capitaines d'industrie, dont l'héritier de Samsung Lee Jae-yong et le vice-président de Hyundai Motor. La délégation sud-coréenne doit visiter plusieurs hauts lieux de Pyongyang.

Également au menu, l'amélioration des relations intercoréennes et l'apaisement des tensions militaires sur la péninsule. Séoul a fait savoir que la réunion pourrait servir à établir les fondations d'une déclaration officielle sur la fin de la guerre. Cela laisse entendre qu'une telle déclaration n'est guère probable durant ce sommet de Pyongyang.