Migrants : le pape exige des actions contre les naufrages

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564 victimes ont été recensées au large de la Libye. (Photo d'illustration)
564 victimes ont été recensées au large de la Libye. (Photo d'illustration) © ARIS MESSINIS / AFP
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Le moins de juin a été le plus meurtrier de ces dernières années au large de la Libye, selon l'Organisation internationale pour les migrations. Le pape appelle à agir.

Le pape François a appelé dimanche la communauté internationale à agir "avec décision et rapidité" pour éviter de nouveaux naufrages de migrants en Méditerranée, tout en garantissant "le respect des droits et la dignité de tous".

La "douleur" du pape. "Nous avons reçu ces dernières semaines les informations dramatiques sur les naufrages d'embarcations chargées de migrants dans les eaux méditerranéennes", a déclaré le pape argentin devant 25.000 fidèles - selon la gendarmerie vaticane - réunis sur la place Saint-Pierre pour la prière de l'angélus. "J'exprime ma douleur face à de telles tragédies et j'assure les disparus et leurs proches de mes pensées et de ma prière", a-t-il ajouté. "J'adresse un appel pressant à la communauté internationale pour qu'elle agisse avec décision et rapidité pour éviter que de telles tragédies ne se répètent, et pour garantir la sécurité, le respect des droits et la dignité de tous", a insisté François.

Un mois de juin particulièrement meurtrier. Alors que Tripoli a pris la responsabilité des secours au large de la Libye et que les autorités italiennes et maltaises ont fortement limité les possibilités d'action des ONG, le moins de juin a été le plus meurtrier de ces dernières années dans cette zone : 564 victimes recensées par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), même si les départs sont en chute libre.

Cette semaine, la conférence des évêques d'Italie avait diffusé un communiqué au vitriol après qu'une ONG espagnole a retrouvé sur les restes d'un canot une rescapée et deux cadavres apparemment oubliés par les garde-côtes libyens. "Nous n'avons pas la prétention d'offrir des solutions bon marché. Mais (…) nous prévenons sans équivoque que pour sauver notre humanité de la vulgarité et de la barbarie, nous devons protéger la vie. Chaque vie. A partir des plus exposées, humiliées et piétinées", ont écrit les évêques.