"Je veux que l'Iran soit un pays merveilleux, grand et heureux. Mais il ne peut pas avoir d'arme nucléaire." Donald Trump n'y est pas allé pas quatre chemins à bord d'un Air Force One volant en direction d'Oman et de la table des négociations avec Téhéran. Le président américain a de nouveau dessiné une ligne rouge dans ce dossier. Et, faute de succès diplomatique, Donald Trump menace de faire parler la poudre. "S'il faut recourir à la force, nous recourrons à la force", a-t-il déclaré.
De l'uranium enrichit à 60%
Après le retrait de Washington de l'accord de 2015 sur le sujet et le rétablissement de sanctions américaines à son encontre, la République islamique d'Iran a pris ses distances avec le texte. Et, alors que le dialogue semble tout de même se renouer, la question se pose : l'Iran peut-il réellement fabriquer la bombe nucléaire ?
Ce qui est certain, et ce qui "ressort des différents rapports, notamment de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), c'est que Téhéran a continué de manière très importante à enrichir [l'uranium] à 60%", explique dans Europe 1 midi week-end, David Rigoulet-Roze, chercheur associé à l’IRIS. Un taux bien supérieur, à la limite de 3,67% imposée par l'accord, se rapprochant du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d'une bombe atomique.
Actuellement, l'Iran possède "275 kg enrichis à 60% qui, théoriquement, laisserait la possibilité de concevoir une demi-douzaine d'engins". Pour autant, ce spécialiste le rappelle : "concevoir, ça ne veut pas dire que ça se fait comme ça". Reste que l'ombre de la bombe nucléaire iranienne semble plus que jamais planer.