L'ex-chef du FBI James Comey attaque Donald Trump et interpelle les républicains

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James Comey, ex-patron du FBI limogé par Donald Trump, a appelé les républicains à "avoir le courage de résister et de dire la vérité" sur le 45ème président des 0201tats-Unis. 

James Comey, ancien directeur du FBI renvoyé en 2017 par Donald Trump, a critiqué lundi les "mensonges" du président américain et appelé les élus républicains à lui résister. "Autrefois, les républicains comprenaient que les actions d'un président ont de l'importance, que les mots d'un président, que l'État de droit et la vérité ont de l'importance. Où sont ces républicains aujourd'hui ?", a interpellé James Comey.

"Le président a menti en permanence". "La réputation du FBI a été écornée parce que le président des États-Unis, avec ses acolytes, a menti en permanence à son propos. Face à ces mensonges, beaucoup de gens bien (…) croient ces absurdités", a dénoncé James Comey devant des journalistes dans les couloirs du Congrès. "Les personnes qui sont mieux informées, y compris les membres républicains de cette instance, doivent avoir le courage de résister et de dire la vérité", a-t-il ajouté.

Une réponse à des tweets virulents. James Comey était à nouveau auditionné à huis clos lundi par des parlementaires à propos, notamment, de l'enquête sur les mails de la candidate démocrate Hillary Clinton pendant la campagne de 2016. Cet avertissement d'une des bêtes noires de Donald Trump répond aux tweets critiques du locataire de la Maison-Blanche contre la police fédérale américaine publiés ces derniers jours.

"Le FBI a fait quelque chose d'absolument impensable et inouï avant le déclenchement illégal de la Chasse aux Sorcières. Ils ont PÉNÉTRÉ A L’INTÉRIEUR DU BUREAU D'UN AVOCAT", a tempêté Donald Trump dimanche. Le FBI avait perquisitionné en avril, et sur ordre de la justice, les bureaux de Michael Cohen, ex-avocat de Donald Trump.

Des passes d'armes régulières. Les passes d'armes entre James Comey et le 45ème président des États-Unis sont régulières mais se sont intensifiées ces dernières semaines. Donald Trump l'avait sèchement limogé en mai 2017, ce qui avait ouvert la voie à la désignation du procureur spécial Robert Mueller pour prendre en charge le dossier des ingérences russes.