L'enquête sur la tuerie de Las Vegas au point mort

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Les enquêteurs ignorent toujours ce qui a pu conduire le riche retraité à se lancer dans son entreprise meurtrière.
Les enquêteurs ignorent toujours ce qui a pu conduire le riche retraité à se lancer dans son entreprise meurtrière. © Mark RALSTON / AFP
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Les autorités américaines ont lancé un grand appel à témoins dans l'espoir de mieux cerner les motivations de l'homme qui a signé la tuerie la plus meurtrière de l'histoire récente des Etats-Unis.

Faute d'avancée de l'enquête sur la fusillade de Las Vegas, la police et le FBI ont invité vendredi toute personne détentrice d'information sur Stephen Paddock à se manifester. Les enquêteurs ignorent toujours ce qui a pu conduire le riche retraité amateur de jeux de hasard à commettre seul la tuerie la plus meurtrière de l'histoire récente des Etats-Unis avant de se suicider, a annoncé le shérif adjoint du comté Kevin McMahill.

Le tireur voulait faire encore plus de dégâts. "Aucun lien" avec l'organisation État islamique, qui a revendiqué l'attaque, n'a été établi, a-t-il ajouté. Les autorités sont convaincues que le tireur a agi seul dimanche soir. Agé de 64 ans, Paddock a tué 58 personnes et en a blessé 500 autres dans un concert en plein air depuis sa chambre d'hôtel du 32e étage à Las Vegas.

Les autorités ont précisé vendredi que ses tirs avaient atteint en outre un réservoir de kérosène de l'aéroport de la ville, à quelques centaines de mètres du concert. Ils n'ont causé aucune explosion mais indiquent que le tireur projetait de causer des dégâts encore plus graves.

"Si vous savez quelque chose, dîtes quelque chose". Face à cet épais mystère, le FBI et la police ont chargé une agence de communication de placarder dans la ville des affiches demandant à toute personne au fait du moindre agissement de Paddock de se manifester. "Si vous savez quelque chose, dites quelque chose", proclameront les panneaux, accompagnés d'un numéro du FBI.

La fusillade, longue d'une dizaines de minutes, aurait pu durer plus longtemps si un garde de l'hôtel qui se trouvait alors au 32e étage pour vérifier une alarme n'avait pas lancé l'alerte. Paddock a sans doute vu arriver ce garde, Jesus Campos, grâce à des caméras de surveillance installées en amont, et il a tiré à plusieurs reprises à travers la porte de sa chambre, blessant le garde à la jambe après le début de la fusillade, a précisé McMahill. Campos est toutefois parvenu à l'alerter l'hôtel sur la situation exacte du tireur. "C'est un vrai héros", a estimé le shérif adjoint.